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  Interviews  KHEOS, l’interview
Interviews

KHEOS, l’interview

Sebastien CironSebastien Ciron—27 juillet 2026
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Oxymore marque une nouvelle étape pour KHEOS. Avec un peu de recul, quel regard portez-vous sur cet album ? Est-ce qu’il représente exactement ce que vous vouliez être aujourd’hui ou est-ce déjà une photographie d’un groupe qui a évolué ?

Avec un peu de recul, nous sommes avant tout soulagés et fiers d’avoir vu plusieurs années de travail, de réflexion et parfois de doute prendre vie à travers Oxymore. L’accueil réservé par le public et les médias nous a beaucoup touchés et nous conforte dans les choix artistiques que nous avons faits.

Cet album représente une étape importante de notre évolution, mais il n’est pas une finalité. Nous le voyons plutôt comme la première grande pierre de l’univers que nous construisons autour de KHEOS. Depuis sa sortie, nous avons déjà grandi, de nouvelles idées ont émergé, et nous travaillons aujourd’hui avec un regard différent. Finalement, Oxymore est autant une affirmation de notre identité qu’une photographie d’un groupe en pleine évolution.

Votre musique mélange deathcore, metalcore, djent et une vraie dimension cinématographique. Quand vous composez, partez-vous d’une émotion, d’une histoire ou d’un riff qui déclenche tout le reste ?

Notre manière de composer a beaucoup évolué avec le temps.

Aujourd’hui, nous partons généralement d’une idée ou d’une thématique. Cela peut être une réflexion autour de la condition humaine, d’une émotion ou d’un sujet qui nous interpelle. Ensuite, nous cherchons les mélodies, les riffs et les ambiances qui traduisent le mieux cette idée.

Nous ne nous imposons jamais de frontière stylistique. Si une orchestration, une texture électronique ou un passage plus atmosphérique sert le morceau, nous lui faisons une place naturellement. Notre seule règle est que chaque élément contribue à raconter quelque chose.

Le 25 septembre, vous serez sur la scène de La Brat Cave à Lille. Jouer « à la maison », devant le public lillois, est-ce que ça ajoute une pression particulière ou au contraire une énergie différente ? À quoi peut-on s’attendre ce soir-là ?

Jouer à Lille est toujours un moment particulier pour nous.

La Brat Cave est une salle que nous connaissons bien et où nous retrouvons régulièrement des amis, des musiciens et un public qui nous suit depuis plusieurs années. Il y a forcément une énergie différente lorsqu’on joue « à la maison ».

Cette date est d’autant plus importante qu’elle arrive deux semaines avant notre passage au CastellHell Festival, en Espagne. Ce sera donc l’occasion de présenter au public le set que nous avons conçu pour cette échéance, avec un travail particulier sur la dynamique du spectacle, le son et l’immersion. Nous avons vraiment hâte de partager tout cela avec le public lillois.

Depuis quelques années, vous multipliez les sorties, les clips et les collaborations, notamment sur des morceaux comme Home ou Immortal Warfare. Est-ce que les collaborations sont devenues une manière de faire évoluer votre univers ou cherchez-vous avant tout des rencontres humaines ?

Chez nous, c’est presque l’inverse : ce sont les rencontres humaines qui donnent naissance aux collaborations.

Nous avons la chance d’être entourés de musiciens et d’artistes extrêmement talentueux, notamment dans notre région. Lorsque nous partageons la scène ou simplement des moments ensemble, certaines affinités se créent naturellement.

Les collaborations avec Hunter Blxck, Orianne ou encore Valérie sont avant tout le fruit de cette confiance et de cette envie de construire quelque chose ensemble. Musicalement, elles enrichissent évidemment notre univers, mais elles sont d’abord le prolongement de belles rencontres.

Après la sortie d’Oxymore, quelle est la prochaine étape pour KHEOS ? Une tournée plus ambitieuse, de nouveaux clips, des festivals à conquérir… ou déjà de nouvelles compositions en préparation ?

Un peu tout à la fois !

Être un groupe totalement indépendant nous amène à avancer sur plusieurs fronts en parallèle : les concerts, les clips, le développement du projet, les partenariats ou encore les nouvelles compositions.

Nous ne pouvons pas encore tout dévoiler, mais une chose est certaine : le prochain chapitre de KHEOS est déjà en train de s’écrire, et nous avons beaucoup d’idées que nous avons hâte de partager.

La scène metal française est particulièrement riche aujourd’hui, mais aussi très concurrentielle. Selon vous, qu’est-ce qui fait aujourd’hui l’identité de KHEOS et ce qui vous distingue des autres groupes de modern metal ?

Notre identité est probablement déjà résumée par notre nom et par Oxymore.

Nous aimons réunir des univers qui semblent incompatibles au premier abord et leur donner une cohérence commune. Chaque morceau possède sa propre identité, son propre univers, mais tous participent à une vision globale.

En France, notre approche du deathcore symphonique reste relativement peu représentée. C’est un style exigeant, autant dans l’écriture que dans la production, et nous avons toujours voulu lui accorder beaucoup de soin.

Au final, ce qui nous distingue le plus, c’est peut-être cette volonté constante de ne pas choisir entre puissance, émotion et ambition musicale.

La question « hors des sentiers battus » : Si KHEOS devait composer la bande originale d’un film… mais sans avoir le droit de choisir un film d’horreur, quel serait-il ? Un classique, une œuvre de science-fiction, un drame, un film d’animation… et pourquoi votre musique serait-elle parfaite pour raconter cette histoire ?

Nous sommes tous passionnés de cinéma, et notre chanteur travaille d’ailleurs dans l’audiovisuel. C’est donc une question qui nous parle particulièrement.

Nous nous tournerions sans hésiter vers un grand film de science-fiction. C’est un terrain de jeu idéal pour notre musique, qui aime alterner tension, contemplation, chaos et moments plus cinématographiques.

Explorer des mondes inconnus, des civilisations différentes ou des paysages immenses correspond parfaitement à la manière dont nous construisons nos morceaux. C’est probablement là que l’univers de KHEOS pourrait s’exprimer le plus librement.

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Sebastien Ciron

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