Merci à Bleu Soleil d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions.
1. Bleu et Soleil, deux couleurs, deux personnalités… Nino et Antonin, si vous deviez chacun choisir une couleur pour représenter l’autre, ce serait laquelle et pourquoi ?
Dès le départ on a pensé à assembler le bleu (Nino) et le jaune (Antonin), nos couleurs préférées respectives, pour notre nom. Le jaune pour Anto parce qu’il kiffe le soleil et se lever tôt pour en profiter de la journée, et le bleu pour Nino, qui est quant à lui plus un petit « oiseau de nuit ».
2. Vous avez créé Bleu Soleil autour d’un univers très solaire, mais votre musique repose aussi énormément sur les basses et le dub. Est-ce que vous cherchez à faire danser les gens avant de les faire réfléchir, ou les deux peuvent-ils fonctionner ensemble ?
Les deux fonctionnent totalement ensemble ! Ça dépend aussi du contexte. Il est plus facile de réfléchir en laissant la musique guider ses pensées lorsqu’on est au calme, écouteurs aux oreilles, et plus facile de déconnecter au milieu de la foule pendant un concert.
3. « Soleil Bleu » est devenu un véritable phénomène. Est-ce qu’il y a eu un moment précis où vous vous êtes dit : « OK… là, notre morceau ne nous appartient plus complètement, il appartient au public » ?
Oui, c’est tout à fait ça, on a un peu été dépossédés, et assez vite. À partir du moment où on l’entendait partout en radio, et le voyait partout sur les réseaux, l’idée qu’il ne nous appartenait plus nous est vite venue à l’esprit. C’est assez déroutant mais en même temps un vrai plaisir !
4. Avec le succès du titre avec Luiza, vous auriez pu être catalogués très rapidement comme « le duo derrière Soleil Bleu ». Comment fait-on pour ne pas rester prisonnier d’un tube quand celui-ci devient plus gros que le projet lui-même ?
Eh bien, déjà on pense ne pas avoir été tellement mis en lumière, ce qui peut être un inconvénient mais aussi un avantage à ce niveau. Plein de gens découvrent vraiment notre projet à travers nos concerts et comprennent seulement après que c’est nous qui sommes derrière Soleil Bleu. L’idée de rester collé à cette image d’un unique tube ne nous effraie pas trop.
5. Vous venez de l’univers du son et du collectif ODG, avec une vraie culture de la production. Sur scène, qu’est-ce que vous voulez absolument conserver de cette liberté du studio… et qu’est-ce que le live vous oblige à réinventer ?
On ne se donne pas tellement de limites. On s’adapte évidemment, ou on essaie de s’adapter à chaque nouvelle date en fonction du type de festival/salle/contexte/lieu, mais en tout cas on joue ce qui nous fait plaisir et la musique qu’on aime, sans se poser de questions !
6. Vous arrivez aux Solidarités avec un public qui connaît peut-être déjà très bien « Soleil Bleu », mais qui va peut-être découvrir tout le reste de Bleu Soleil. Si vous aviez une seule mission pendant votre concert à Namur, ce serait quoi : faire danser, surprendre, embarquer ou retourner complètement le public ?
Faire danser évidemment, faire kiffer un maximum et nous présenter. C’est notre première tournée et c’est l’occasion de faire découvrir notre projet, qui, on l’espère, plaira le plus possible. On veut s’amuser le plus possible !
7. Et maintenant que les projecteurs sont braqués sur vous, qu’est-ce qui vous fait encore le plus peur ou vous met le plus de pression : réussir à confirmer le succès de « Soleil Bleu », ou justement réussir à vous en affranchir ?
Plutôt confirmer le succès, on espère. En tout cas on a la sensation de faire de la bonne musique et surtout de la musique qu’on aime. C’est ça qui compte le plus. Plus les gens aiment, plus ils nous suivent et plus ça nous motive. On espère réussir à embarquer du monde avec nous dans l’aventure.
Et la 8e, spéciale OFQCS…
8. Question OFQCS, parce qu’on aime bien terminer les interviews en mettant les artistes dans une situation un peu improbable : si Nino et Antonin devaient partir demain matin sur une île déserte avec seulement trois choses, un instrument, un morceau de musique et une personne, qu’est-ce que chacun emmènerait… et surtout, est-ce que vous réussirez à vous mettre d’accord ?
Là pour le coup on mettrait sûrement un petit moment à se mettre d’accord, haha ! On est plutôt différents nous deux. On s’accorde super bien, mais dans ce genre de situation peut-être que ça coincerait un peu ? Allons-y pour une guitare, un morceau de Nu Genea (n’importe lequel, ça marche bien avec la plage) et pour la personne, c’est trooop dur !
