Il aura fallu moins d’une minute à Netflix pour lui dire non.
Quelques années plus tard, BEN plg remplissait l’Olympia. Entre les deux, une histoire de travail, de doutes, de rencontres… et surtout de Nord.
Né Thomas Léger, grandi à Tourcoing, il découvre très tôt le goût des histoires grâce à son grand-père, journaliste à La Voix du Nord. Mais avant de manier les mots, il manie les gants : direction les terrains de foot, jusqu’à la CFA.
Puis arrive le rap. Presque par hasard.
En 2012, il invente Ben l’Oncle Rap, une mascotte créée pour un festival entre copains. La blague devient sérieuse. En 2014, il remporte le concours End of the Weak à Roubaix.
Mais pas question de vivre immédiatement de ses rimes. Pendant des années, BEN plg travaille dans le social, anime des ateliers d’écriture, intervient auprès de jeunes en prison ou accompagne des personnes en situation de handicap.
Le rappeur se construit loin des projecteurs.
En 2018, BEN plg “Pour La Gloire” devient son nouveau nom. Une philosophie aussi : faire les choses pour la beauté du geste.
Puis arrive Nouvelle École.
En juin 2022, quelques dizaines de secondes de freestyle suffisent à Shay pour l’éliminer. Pas assez de « dalle », selon la jurée.
Un non ? Peut-être. Une fin ? Certainement pas.
Six jours plus tard, BEN plg sort « Mauvaise nouvelle », rejoue son audition en clip et transforme son élimination en morceau de bravoure.
Netflix voulait tourner la page. Lui venait d’écrire le chapitre suivant.
En 2025, son album Paraît que les miracles n’existent pas arrive dans les bacs. Et le 22 mars, direction L’Olympia… complet.
Aujourd’hui, BEN plg continue de tracer sa route, avec cette écriture sincère, populaire et profondément humaine qui lui ressemble.
Parce qu’au fond, son histoire ne parle pas vraiment de revanche.
Elle parle de persévérance.
Et parfois, il suffit qu’on vous dise non pendant 40 secondes pour que vous décidiez de parler pendant des années.
