Editors est de retour en tournée ! Et c’est dans la métropole lilloise que les Anglais la lancent, dans un lieu plutôt inhabituel, La Condition Publique à Roubaix, qu’ils visitent cependant pour la 3ème fois. Je profite donc de cette chaude soirée pour me rendre dans l’ancienne capitale du textile pour redécouvrir un groupe que je suis (un peu moins ces derniers temps) depuis ses débuts il y a 20 ans déjà !
Les spectateurs les plus courageux tentent d’arriver avant l’orage qui pointe. Ils sont facilement reconnaissables à leurs t-shirts sobres sur lesquels se détachent les lettres du nom du groupe ou encore ceux de Joy Division, une grosse influence de la tête d’affiche de la soirée. D’ailleurs aucun autre groupe n’est prévu pour ouvrir la soirée. Aussi, une visite des expositions artistiques en cours dans les salles adjacentes fera office de 1ère partie pour les plus impatients. C’est sur les coups de 20h20 que les lumières baissent pour laisser les 6 musiciens entrer sur scène pour y jouer The Racing Rats.
Ils enchaînent avec Munich, single extrait de leur 1er album dont les chansons seront les plus reconnues du public et Call It In, leur dernier single en date, annonciateur d’un nouvel album. Pour la déco, on fait sobre (et très sombre) avec une grande toile déchirée qui couvre la totalité du mur en fond de scène. Aucune distraction donc, on peut se focaliser ainsi sur la musique et la voix de Tom Smith dont le lien avec celle d’Ian Curtis de Joy Division est criant. Pendant près de deux heures, les Anglais vont balayer leur discographie, des débuts influencés fortement par la cold-wave au plus récent EBM (avec les titres Heart Attack et Karma Climb) beaucoup plus électronique que ses prédécesseurs.
Le tour de force du groupe est de concilier noirceur et envolées pop (All Sparks) et même de trouver des riffs accrocheurs (An End Has A Start) devant un public conquis et clairement fan de Back Room, le premier opus du groupe, sorti en 2005.Il est un peu plus de 22h15 quand le concert se termine. En rappel, on aura eu droit à un superbe piano-voix pour No Sound But The Wind et bien-sûr l’ultra efficace Papillon qui transforme la salle en dancefloor juste avant de se quitter. Les spectateurs retrouvent la lumière (il fait encore jour dehors) et une température plus douce.
On se sent un peu privilégié d’avoir pu entendre de nouveaux morceaux (Call It In, Rescue, The Rush) en avant première et les titres beaucoup plus anciens (Blood, Smockers Outside The Hospital Doors). Car le prochain détour des Britanniques en France se fera en janvier 2027 à Paris et Rouen. Des dates à cocher dans votre agenda si vous êtes dans les parages.
















