Passer au contenu
  mercredi 29 juillet 2026
Tendances
8 janvier 2025BLACK EYED PEAS À CHAMBORD 15 juillet 2024Le Sjock Festival 2024, les photos d’ambiance 21 mai 2025DIDIER SUPER, EXPLOSIVE POTATOE et SKARBONE 14 au Pacbo Orchies 31 mars 2026Goldmen au Zénith d’Amiens 2 juin 2024Célestine se met au diapason 18 décembre 2025St Graal  24 mars 2025DELUXE – « Oléga » 22 octobre 2025▲ Concours terminé ▲ David Shaw and The Beat au Poche
onfaitquoicesoir.com
  • Agenda
  • Photos
    • Reportages
  • Actualités
    • Festival
  • Chroniques
    • Albums
    • Interviews
    • Découverte
    • Souvenirs
  • Salles Culturelles
  • Contact
    • Concours
onfaitquoicesoir.com
onfaitquoicesoir.com
  • Agenda
  • Actualités
  • Festival
  • Photos
    • Reportages
  • Chroniques
    • Découverte
    • Interviews
    • Albums
    • Souvenirs
  • Salles Culturelles
  • Contact
    • Concours
onfaitquoicesoir.com
  Reportages  Les Gens d’Ere 2026 : une dernière journée riche
Reportages

Les Gens d’Ere 2026 : une dernière journée riche

Sandrine CironSandrine Ciron—28 juillet 2026
FacebookX TwitterPinterestLinkedInTumblrRedditVKWhatsAppEmail

Les Gens d’Ere 2026 : une dernière journée riche en émotions pour refermer trois jours de fête.

Ere, dimanche 26 juillet 2026. Après deux journées placées sous le signe de la fête, Les Gens d’Ere 2026 ont refermé leur édition avec une programmation où l’émotion a souvent pris le dessus. De jeunes talents aux artistes confirmés, les festivaliers ont une nouvelle fois répondu présents pour une journée marquée par des voix remarquables, des prestations généreuses… et un ultime hommage au travail des équipes qui font vivre le festival.

Nsangu, une voix qui captive dès les premières notes

La journée débute sous le Chapito avec Nsangu, de son vrai nom Clarice Malamba N’Sangu.

Originaire de Liège et issue d’une famille belgo-congolaise, l’artiste puise autant dans la soul que dans la chanson française pour construire un univers très personnel. Ses influences, héritées de son enfance, mêlent également des sonorités afro.

Dès « Mon amour », premier titre de son EP « Ça se dit NSA-NGU », le ton est donné.

Sa voix impressionne immédiatement.

Puissante sans jamais perdre sa fragilité, elle navigue avec une aisance déconcertante entre les graves profonds et des aigus lumineux. Chaque chanson ressemble à une histoire qu’elle interprète autant avec son regard qu’avec sa voix.

« Je fais des chansons comme des histoires… pour vous faire voyager, et j’espère aussi pour vous faire danser », explique-t-elle avant de présenter ses deux musiciens : Clem aux claviers et Renaud à la batterie.

Avec « Criminelle », le concert prend une toute autre dimension.

La chanteuse déploie une intensité saisissante. Sa voix gagne encore en puissance, presque rageuse par instants. Lorsque le morceau s’achève, elle reste figée quelques secondes, le regard noir, avant qu’un léger sourire n’apparaisse. Comme si elle venait de quitter son personnage.

Puis vient « Zizanie ».

Avant de l’interpréter, Nsangu interroge le public.

« Est-ce que vous connaissez le mot « érotomanie » ? »

Après en avoir donné la définition, elle explique qu’il s’agit d’un leurre avant de plonger dans cette nouvelle histoire.

Tout au long de son concert, la chanteuse confirme ce que beaucoup soulignent déjà : des capacités vocales impressionnantes, capables de passer d’une douceur presque murmurée à une puissance qui remplit instantanément le Chapito.

Mado assume les « gens bizarres »

Quelques instants plus tard, c’est Mado qui prend le relais.

Accompagnée d’un batteur et d’un guitariste, la jeune artiste livre une pop colorée où elle raconte sans détour sa génération.

« Est-ce que ça va, Les Gens d’Ere ?… Enchantée, je m’appelle Mado ! »

Très vite, elle évoque son enfance.

Elle nous confie avoir souvent eu peur des moqueries à l’école, qu’on la trouve « chelou » à cause de sa créativité.

Cette différence est devenue une chanson : « Les gens bizarres ».

Sur une plaine encore peu remplie en ce milieu d’après-midi, Mado relève le défi de séduire un public qui découvre progressivement son univers entre « Paradis », « Comme les grands » et « J’essaye ».

St Graal électrise le Chapito

Lauréat du Prix du Public des Inouïs du Printemps de Bourges, St Graal confirme pourquoi il fait partie des artistes français les plus prometteurs du moment.

Malgré quelques soucis techniques au démarrage, un micro capricieux et quelques minutes plus tard, une bande-son qui tarde à se lancer, le concert décolle rapidement.

Installé sur une plateforme surélevée, avec un écran géant en fond de scène qui affiche progressivement des mots et des titres, l’artiste impose immédiatement son univers.

Une guitare électrique incisive, des sonorités électro-rock et une énergie communicative embarquent instantanément le public.

Les premiers mots projetés derrière lui « Monde Oversize » accompagnent un début de concert particulièrement efficace avant « Je t’emmènerai », repris par les premiers rangs.

Linh fait chanter toutes les générations

Avant même l’arrivée de Linh, Bruno prend quelques instants pour remercier publiquement les équipes techniques du festival.

Quelques minutes plus tôt, des rafales de vent ont contraint les organisateurs à interrompre les préparatifs afin de sécuriser la scène.

Un rappel bienvenu de l’immense travail réalisé, souvent dans l’ombre, par les équipes techniques et les nombreux bénévoles.

Au centre de la scène trône une immense boîte à musique, clin d’œil au premier album de la chanteuse.

Figée comme un automate, Linh apparaît au sommet du décor avant d’interpréter « Mamaman ».

Puis vient « Matelot », porté par le son d’un accordéon couplé à la batterie.

Disque de diamant grâce à « Je pense à vous », Linh retrouve un public qui connaît déjà chacune de ses chansons.

« Je suis contente d’être là pour la première fois. La prochaine chanson est une chanson d’amour… si vous la connaissez, chantez avec moi. »

À l’invitation de l’artiste, les festivaliers reprennent le refrain a cappella.

Dans le public, de nombreuses jeunes filles sont venues accompagnées de leur maman, preuve que ses chansons touchent aujourd’hui plusieurs générations.

Jérémy Frérot offre l’un des moments forts du week-end

Sous un Chapito bondé, l’attente est palpable.

Le public frappe dans les mains, scande son nom, jusqu’à son arrivée.

Guitare en main, Jérémy Frérot choisit la sobriété pour ouvrir son concert avec « J’ai la mer », restant volontairement au fond de la scène.

« J’espère qu’il va avancer… on ne voit rien », souffle une festivalière.

Quelques minutes plus tard, le chanteur s’avance enfin pour « À la vie qu’on mène », déclenchant une nouvelle salve d’applaudissements.

Le décor évoque les paysages du littoral qui inspirent si souvent ses chansons : des structures rappelant du bois flotté entourent les musiciens, comme un prolongement naturel de son univers tourné vers l’océan et la nature.

Après trois chansons, Jérémy Frérot surprend tout le monde.

« J’ai besoin de vous sentir encore plus ! »

Il descend alors de scène. Le public explose.

C’est avec de chaleureux « Bonsoir Les Gens d’Ere ! » que Jérémy traverse la foule avant de grimper le long d’un des mâts soutenant le Chapito. Perché à plusieurs mètres de hauteur, il interprète « Tu donnes ».

Plusieurs titres de l’époque Fréro Delavega sont joués et repris par tout le Chapito dans une communion impressionnante, dont le célèbre « Le Chant des sirènes »

À la fin du concert, Jérémy Frérot revient saluer avec l’ensemble de ses musiciens sous une longue ovation.

Lorie replonge le public dans les années 2000

« La chanteuse des teenagers des années 2000 ! »

C’est ainsi que Bruno présente Lorie, qui rejoindra prochainement le jury de The Voice Kids Belgique.

Une bande-son résonne.

« On est invincible. À vingt ans, rien n’est impossible… »

Puis la chanteuse apparaît entourée de trois danseurs.

Tenues en jean assorties, chorégraphies parfaitement synchronisées, portés… le spectacle est immédiatement lancé.

« Je suis heureuse d’être ici ! »

Avec « Rester la même », « Une minute » et bien sûr ses nombreux tubes, Lorie fait remonter une vague de nostalgie.

Vingt-cinq ans après ses débuts, celle qui a marqué toute une génération connaît un véritable retour sur scène grâce à la tournée Lorie Party, pensée comme une grande célébration de son répertoire.

Le concert prend une tournure encore plus festive lorsqu’elle invite sur scène les deux gagnants de son concours « Et si tu venais sur scène ? ».

Les échanges sont spontanés, pleins d’humour.

La première remercie sa meilleure amie Coralie ainsi que sa maman.

Le second, Dylan, raconte avoir appris sa sélection… la veille à 23 heures.

« C’était quand même chaud ! »

« Ah ben c’est comme çà… on s’adapte ! Comme ça tu stresses moins ! », répond Lorie sur le ton de l’humour

Une proximité qui contribue largement à la réussite d’un concert placé sous le signe de la bonne humeur.

Skip The Use embrase le Chapito

À peine les dernières notes de Lorie se sont-elles éteintes que Bohemian Rhapsody résonne déjà sous le Chapito. Très vite, le public reprend en chœur le classique de Queen, comme un échauffement avant la tempête qui s’annonce.

Mat Bastard, Yan Stefani, Enzo Alfonsi, Nelson Martins et leur claviériste font leur entrée. La clameur est immédiate.

Le groupe lillois ouvre son concert avec Bastard Song et, dès les premières secondes, le ton est donné. L’énergie est brute, le son puissant et le public totalement embarqué.

Fidèle à sa réputation de véritable bête de scène, Mat Bastard ne tient pas en place. Il court d’un bout à l’autre du plateau, harangue la foule. Les photographes savent déjà qu’ils auront fort à faire pour suivre ses déplacements incessants. Dès le troisième morceau, Mat quitte déjà la scène pour une première immersion au cœur du public, au plus près des festivaliers. Une proximité qui fait partie de sa marque de fabrique.

L’intensité ne retombe jamais. Un peu plus tard, le chanteur invite les festivaliers à former un circle pit. En quelques secondes, un large cercle se dessine sous le Chapito avant que les participants ne s’élancent dans une course effrénée au rythme de la musique, dans une ambiance aussi spectaculaire que bon enfant.

Avec humour, Mat Bastard se remémore également le précédent passage de Skip The Use aux Gens d’Ere : « La dernière fois, il pleuvait sa mère ! On jouait dehors et vous étiez sous le Chapito… et aujourd’hui il fait beau et on joue sous le Chapito ! » Une anecdote qui fait sourire les habitués du festival.

Porté par une section rythmique redoutable, les riffs incisifs de Yan Stefani et les nappes de clavier qui enrichissent les compositions, Skip The Use confirme une nouvelle fois pourquoi il est considéré comme l’un des groupes les plus explosifs de la scène rock française. Mené par l’inépuisable Mat Bastard, le concert se transforme rapidement en une véritable déferlante d’énergie, laissant un Chapito en ébullition jusqu’aux dernières notes.

Typh Barrow clôture notre reportage avec élégance

Pour notre dernière étape de cette édition 2026, Typh Barrow offre un concert à son image : élégant, puissant et profondément musical.

Son arrivée surprend. La chanteuse arrive par le crash-barrière, casquette vissée sur la tête, avant de la lancer dans le public. Un festivalier la récupère au vol, fou de joie, sous les applaudissements.

Elle rejoint ensuite son piano pour un premier morceau instrumental puis s’éclipse quelques instants. Elle réapparaît alors vêtue d’une tenue scintillante à capuche. Le contraste est saisissant.

Le concert débute avec « Close to Me », suivi de « Now Now Now ». Ces deux morceaux sont extraits de Dreama, son troisième album paru en mars dernier. Ce disque marque le grand retour de la chanteuse belge après une pause consacrée à la naissance de son premier enfant. Elle y explore un univers mêlant pop, soul et R&B, tout en conservant cette identité vocale qui fait sa signature.

Puis vient « Damn! You’re Bad », interprété au clavier. Une nouvelle occasion pour Typh Barrow de démontrer toute l’étendue de son talent. Sa maîtrise vocale impressionne, alternant avec aisance douceur, puissance et émotion. Même si nous l’avions déjà vue en festival et ici même en 2019, on se prend toujours la même claque.

Nous quittons la plaine de Longuesault avant la fin de son concert, avec le sentiment d’avoir assisté, pendant trois jours, à une édition particulièrement réussie des Gens d’Ere.

Trois jours de musique… et des centaines de personnes dans l’ombre

Au moment où les dernières notes s’éteignent, une évidence s’impose.

Les Gens d’Ere ne seraient pas ce qu’ils sont sans les centaines de bénévoles et de professionnels qui œuvrent pendant des semaines pour faire vivre le festival.

Des équipes de montage aux techniciens, des agents de sécurité aux bénévoles des bars, de l’accueil aux équipes de nettoyage, chacun contribue à faire de ce rendez-vous l’un des événements incontournables de l’été en Wallonie.

Le remerciement adressé dans la journée aux équipes techniques, contraintes de sécuriser les installations face aux rafales de vent, a rappelé à quel point leur travail est essentiel.

Pendant trois jours, les artistes se sont succédé sous les applaudissements.

Mais derrière chaque concert réussi, il y avait aussi des femmes et des hommes en coulisses, souvent invisibles pour le public, qui ont permis à la magie d’opérer.

Et c’est peut-être cela, finalement, l’esprit des Gens d’Ere.


Une édition record et déjà un rendez-vous en 2027

Avec 32 000 festivaliers accueillis durant les trois jours, dont un record de 12 000 personnes le samedi, cette édition restera comme la plus fréquentée de l’histoire du festival.

Au-delà de ces chiffres, c’est surtout la réussite collective qui ressort de ce week-end. L’organisation s’est réjouie d’une édition maîtrisée, tant au niveau de la programmation que de la sécurité et de l’accueil du public. Cette belle affluence permet également au festival de clôturer cette édition sur un résultat financier positif, de quoi envisager sereinement la suite.

Mais si Les Gens d’Ere continuent de grandir, ils le doivent aussi aux centaines de bénévoles et de travailleurs de l’ombre qui, pendant des semaines, préparent le site, accueillent les festivaliers, assurent la logistique, la sécurité, les bars, le nettoyage ou encore le démontage. Un engagement salué à plusieurs reprises par les artistes tout au long du week-end et largement reconnu par les festivaliers.

Les organisateurs ont d’ores et déjà donné rendez-vous au public du 22 au 25 juillet 2027. Une quatorzième édition qui s’annonce déjà très attendue et qui, à n’en pas douter, réunira une nouvelle fois tous ceux qui font l’âme des Gens d’Ere.

Merci à tous.

ArtisteConcertCultureDécouverte ArtistiqueÉvénementFestivalLes Gens d'Ere 2026LiveMusiqueOFQCSReportage
FacebookX TwitterPinterestLinkedInTumblrRedditVKWhatsAppEmail

Sandrine Ciron

Red Festival 2026
Ondfødt, Sumus Diabolus Incarnatus au High Voltage Bar
Articles Similaires
  • Articles Similaires
  • Du même auteur
Sjock
Reportages

Sjock 50 : cinquante ans de Rock’n’Roll, de sueur et de décibels dans les bois de Gierle

26 juillet 2026
Les Gens d'Ere
Reportages

Les Gens d’Ere 2026 : une deuxième journée entre nostalgie, découvertes et têtes d’affiche

26 juillet 2026
Les Gens d'Ere
Reportages

Les Gens d’Ere 2026, une ouverture 100% belge

25 juillet 2026
Lire aussi
Ondfødt
Actualités

Ondfødt, Sumus Diabolus Incarnatus au High Voltage Bar

28 juillet 2026
Red Festival
Festival

Red Festival 2026

28 juillet 2026
Meryem Aboulouafa
Découverte

Meryem Aboulouafa, la voix qui suspend le tempsM

28 juillet 2026
Les Gens d'Ere
Photos

Festival Les Gens d’Ere 2026, Dimanche

27 juillet 2026
KHEOS
Interviews

KHEOS, l’interview

27 juillet 2026
Sjock
Reportages

Sjock 50 : cinquante ans de Rock’n’Roll, de sueur et de décibels dans les bois de Gierle

26 juillet 2026
Voir plus

    # TENDANCES

    MusiqueConcertCultureArtisteSpectacleFestivalOFQCSLiveSortie CulturelleAgenda CulturelPhotosThéâtreHumourScène FrançaiseÉvénementHauts-de-FranceOn Fait Quoi Ce SoirPhotographeReportage photosSortie
    © 2024 Tous droits réservés - Site réalisé par Web-Communication
    • Contact
    • A propos
    • Concours
    • Mentions légales