
L’album “Interplay” de Ride, sorti le 4 avril 2024, est une force indie revitalisée qui atteint de nouveaux sommets. Après leur réunion en 2014, Ride a réussi à lancer deux albums bien accueillis, à renouer avec un public grandissant et à mettre à jour leur son signature sans céder aux caprices de TikTok.
Le premier morceau, “Peace Sign”, est sans honte destiné aux moshpits des festival1. Tout comme The Byrds ont réussi à rendre Dylan acceptable pour la radio Top 40, Ride a réussi à traduire le rugissement sublime de My Bloody Valentine en chansons pop attrayantes.
L’album “Interplay” est une célébration consommée du parcours de Ride à ce jour, visitant les sons des années 1980 qui les ont inspirés, les paysages shoegaze anthémiques de leurs premiers chefs-d’œuvre et les compositions plus infusées d’échantillons et de synthétiseurs de leurs sorties du 21ème siècle.
Par moments, l’album est audacieux et imposant, à d’autres moments déjeté et menaçant, mais en un peu moins d’une heure de durée, pas une seconde n’est gaspillée. Pour les fans de rock indie des années 1990, d’IPAs obscures et de BBC Radio 6.
“Interplay” est un album qui montre que Ride reste fidèle à son son associatif tout en ajoutant quelques ornements instrumentaux attrayants. C’est un retour consommé qui maintient l’allure avec plusieurs déviations compositionnelles.
