
Dans la nuit bretonne du samedi 7 juin, le duo électro français Scratch Massive a envoûté la Scène B du Festival Art Rock. Formé de Maud Geffray et Sébastien Chénut, les deux artistes ont proposé un set d’une heure d’une densité rare, puissante alliance de techno, de pop et de cold‑wave.
Un voyage cinématographique en musique
Forts d’un nouvel album Nox Anima, pensé comme une bande‑son de film imaginaire et paru en janvier 2025, Scratch Massive plonge le public dans des nappes synthétiques sophistiquées. Leurs compositions, évoquant une électronique mélancolique et onirique, laissent souvent place à des voix éthérées et des ruptures de rythme quasi filmiques.
Au programme, des titres phares comme I See You Up Tomorrow, Les Choses (en featuring avec Yelle), qui se sont imposés en temps forts durant ce set suspendu, oscillant entre transe contemplative et pulsations dansantes.
Une performance suspendue entre mélancolie et transe
Sous les lumières travaillées et inventives de la Scène B, l’ambiance oscillait entre retenue élégante et soubresauts d’énergie. Les basses profondes, les textures synthétiques enveloppantes et la scénographie sobre ont contribué à créer un cocon immersif, dans une communion discrète mais intense avec les spectateurs.

Les deux musiciens, au milieu de leurs machines, incarnent parfaitement ce son hybride : techno immersive, pop aux mélodies ciselées, et cold‑wave bruissant de nostalgie. Le résultat : une transe douce, exigeante, qui marque autant les jambes que les émotions.
Un set marquant au cœur d’une nuit riche
Ce concert de Scratch Massive s’inscrit parmi les moments forts de la soirée, aux côtés des prestations de Philippe Katerine, La Femme, Angélique Kidjo ou Myd, également programmés sur la Grande scène. Un plateau éclectique qui reflète l’identité pluridisciplinaire du festival, à la croisée des genres et des générations.
En conclusion, ce set de Scratch Massive au Festival Art Rock a offert un moment unique : un univers sonore dense, cinématographique, et profondément ancré dans l’émotion. Leur capacité à mêler transe et introspection témoigne non seulement de leur maturité artistique, mais aussi de l’identité musicale exigeante du festival.











