Vous allez jouer devant un public qui, pour beaucoup, va vous découvrir. Si on vous donne seulement 25 minutes pour convaincre, c’est quoi la promesse d’un concert de Stuck In Yesterday ?
On organise notre setlist en fonction du temps dont on dispose sur scène. Si nous avions 25 minutes pour jouer, on choisirait des morceaux très énergiques pour tout donner pendant ce temps. Donc la promesse serait clairement l’énergie et le partage.
Votre dernier single « Bad Day » est arrivé avec votre tout premier clip. Est-ce que c’est un morceau qui représente parfaitement Stuck In Yesterday aujourd’hui, ou c’est seulement le début d’un nouveau chapitre ?
Je pense que ce serait un peu des 2. À vrai dire, Lifelines était un peu un exemple de ce qu’est capable de faire Stuck In Yesterday. Bad Day c’est déjà le début de quelque chose, inspiré des titres de Lifelines, qu’on a voulu approfondir ou faire évoluer. Ici, c’est vraiment le côté énergique. Donc aujourd’hui, c’est l’un de ceux qui nous représentent le mieux et c’est sur cette base qu’on forgera le futur de ce que sera le projet.
Le pop-punk connaît un vrai retour en grâce depuis quelques années. Vous avez l’impression de surfer sur cette vague ou vous faites simplement la musique que vous aimez, sans vous poser la question des tendances ?
C’est un sujet qu’on a déjà évoqué entre nous. On pratique le style depuis plusieurs années malgré le fait qu’il n’était plus trop d’actualité sauf dans une certaine communauté de fans du genre et pourtant, on a quand même décidé de former Stuck In Yesterday, parce qu’on aime ce style et aussi parce qu’on aime le faire ensemble. Le fait que le style revienne en force, c’est super pour nous évidemment, mais ce n’est pas du tout la raison de l’existence du groupe. On continuerait même si le style ne reprenait pas.
Vous venez de Lille, une ville qui regorge de groupes rock et punk. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la force de cette scène locale aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a un esprit de famille entre les groupes ?
Absolument oui ! On a eu l’occasion de jouer avec des groupes super que ce soit sur Lille ou ailleurs, on a découvert des personnes géniales et on ressent une vraie entraide. Ça nous arrive de recontacter des groupes avec qui on a aimé jouer ou d’être recontacté par des groupes aussi. Nous avons joué avec One Man Boycott, un groupe de Pop Punk anglais, pour la toute première fois à Lille cette année, puis ils ont accepté qu’on les suive à Paris et finalement, ils nous ont rappelés pour leur retour sur Lille. On sait qu’on peut compter sur eux pour une date en Angleterre également. C’est cette solidarité qui fait aussi la force de la scène indépendante.
Le titre « Bad Day » parle à tout le monde. C’était quoi votre « bad day » le plus mémorable… qui vous fait rire aujourd’hui avec le recul ?
On en a un qui nous vient clairement en tête quand on pense à ça. Première date à Paris avec One Man Boycott. On a enchaîné les galères ce jour-là. On a eu quelques soucis avec le matériel et nos retours, quand on a voulu repartir le soir, on a pris 2h dans les embouteillages juste pour sortir de Paris puis Pierre (le chanteur) est tombé en panne, remorquage etc.. On arrive chez lui à 4h du matin puis sa 2éme voiture tombe en panne également alors qu’il était en train de ramener Simon. En bref, une journée assez compliquée. Mais le show était très cool, c’était mémorable et plus que tout, les personnes qui étaient venues nous voir nous ont fait de super retours. C’est ça le plus important!
Après ce passage au Main Square, c’est quoi la suite ? D’autres singles, un EP, un album… ou vous préférez laisser le public digérer « Bad Day » avant de dévoiler la suite ?
On a déjà pensé à la suite, oui. Là, on a pris beaucoup de notre temps pour préparer le Main Square, donc on va commencer par prendre un peu de temps pour se reposer. Néanmoins, on a déjà de nouveaux titres sur le feu et notre objectif, c’est d’aller en studio d’ici la fin d’année pour à minima enregistrer un nouveau single même si on aimerait pouvoir dévoiler un nouvel EP d’ici début 2027.
Vous êtes en tournée, le van tombe en panne et vous n’avez le droit d’écouter qu’un seul album pendant les trois heures d’attente. Vous choisissez lequel… et est-ce que tout le groupe est d’accord ou ça finit en débat ?
Il y aurait clairement débat ! On écoute certes le même style de musique mais les groupes du genre et les albums sont des fois bien différents. Cependant, chacun est conciliant donc il est possible qu’on arrive à trouver un terrain d’entente pour se dire de quand même passer un bon moment. Et on peut aussi mieux gérer la tournée et éviter que le van tombe en panne. Je pense que c’est la solution qu’on choisirait tous !
