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  Interviews  Adahy, l’interview iNOUÏS
Interviews

Adahy, l’interview iNOUÏS

Sebastien CironSebastien Ciron—25 janvier 2026
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Tu sembles écrire comme on trace une carte : celle d’un monde en vrille et d’un paysage intérieur en construction.
Est-ce que l’écriture est pour toi une manière de comprendre le chaos ou de le traverser ?
Les deux ! Je pense que pour combattre les choses il faut savoir les identifier, les nommer et comprendre leur fonctionnement. C’est autant valable pour les problèmes mondiaux que nos failles internes en tant qu’individus.
Entre cris de rage et pleurs désemparés, ta musique oscille constamment entre tension et vulnérabilité.
Comment arrives-tu à faire cohabiter ces deux émotions sans en trahir aucune ?
A vrai dire, tout ça est très spontané et naturel, c’est aussi le reflet de ma personnalité. Les deux peuvent exister et c’est même une bonne balance je trouve.
Tes influences revendiquées Balavoine, Izïa, Feu! Chatterton portent une chanson habitée, engagée et viscérale.
Qu’as-tu hérité de ces artistes, et qu’as-tu cherché à réinventer à ta façon ?
Comme je pense, beaucoup d’artistes, j’ai commencé à écrire sans me rendre compte de mes influences. C’est seulement il y a quelques années que j’ai réalisé, en redécouvrant Balavoine par hasard, que nos leitmotivs étaient semblables, et que notre mode opératoire aussi : faire de la politique avec de la musique qu’on fabrique et sur laquelle on raconte des histoires. J’analyse, je vis, je dénonce pour apaiser et faire bouger des lignes, mais je n’ai pas la prétention de réinventer quoi que ce soit.
Ta pop est à la fois mélodique et “vénère”, portée par une voix rocailleuse, des basses exaltantes et des synthés sensibles.
Est-ce que le son vient servir le texte, ou est-ce parfois l’inverse ?
Pour ma part, ça dépend. J’aime beaucoup commencer par trouver les mélodies, des accords ou meme des textures de son qui me plaisent. D’autres fois, j’ai d’abord un thème qui me vient autour duquel j’écris, ou carrément des phrases qui sortent toutes seules sans avoir le thème de manière claire au départ.
Tu évoques souvent la route, la fuite de la ville, le mouvement.
Est-ce que marcher, rouler, voyager est une condition nécessaire à ton écriture ?
Pas forcement. J’ai écrit mon prochain EP (3°C, à paraitre en Avril 2026) dans mon appart sans spécialement partir beaucoup ou loin. En revanche, j’ai eu la chance de pas mal voyager, et j’ai un attrait pour les road-movie.  On m’a aussi récemment diagnostiqué un trouble de l’attention avec hyperactivité, peut-être alors que tout ça a un lien avec le mouvement dont tu parles. 
Pour ce qui est de la fuite, elle est en effet très dans mes clips et mes textes. Elle y prend plusieurs formes : la fuite utopique, où l’on s’extirpe d’une situation qui ne nous convient pas pour rechercher un idéal -ou à défaut, un endroit juste moins pire- mais aussi la fuite en avant qui fait référence à la quête perpétuelle de soi, ou encore la fuite effrénée pour rechercher des sensations fortes qui nous permettent de nous couper provisoirement de la violence du quotidien.
Quoi qu’il en soit, quand je mets en scène ma fuite, que je la chante ou l’imagine juste, c’est toujours dans la sens ville nature. 
Quand tu écris sur un monde qui brûle, comment évites tu le discours frontal pour rester dans l’émotion et la poésie ?
A vrai dire je ne cherche pas à éviter, tout est assez naturel. 
Tes chansons semblent nourries par l’analyse autant que par l’instinct.
Y a-t-il une phase où tu lâches complètement le contrôle dans ton processus de création ?
Oui, dans les rares moments d’inspiration frénétique où je suis capable d’écrire un texte d’une traite sans avoir l’impression de réfléchir.
Ta musique donne l’impression d’être pensée pour être incarnée sur scène.
Qu’est-ce que le live te permet d’exprimer que le studio ne permet pas ?
Complètement ! J’adore la scène et c’est un des meilleurs moyens de faire passer un message ou une émotion selon moi. J’aime aussi beaucoup le studio, mais rester concentré.e seul.e devant un micro est un peu dur pour moi. Alors que devant un public, mon attention et mon niveau d’énergie sont au maximum. Ca me porte et me galvanise.
Être sélectionné·e aux auditions iNOUÏS au Grand Mix de Tourcoing est une étape importante.
Qu’est-ce que cette reconnaissance représente pour toi à ce moment précis de ton parcours ?
C’est le fruit d’un long travail alors je suis assez fie.re, cela veut dire que quelque part, je le mérite et que je suis au bon endroit pour le moment.
Je suis lucide sur l’enjeu, mais j’ai aussi bien en tête qu’à la base on fait de la musique pour le kiff et qu’il faut surtout prendre ça comme un concert lambda.
Après un concert d’Adahy, qu’aimerais-tu que le public emporte avec lui : une colère, un apaisement, un élan, une question ?
Un apaisement pour celles et ceux qui souffrent, un élan pour celles et ceux qui sont démotivé.es ou qui ont perdu espoir, et pourquoi pas une remise en question, des réponses pour d’autres ? 
Si ta musique était une route, serait-elle droite, cabossée, sinueuse ou en reconstruction permanente et où mènerait elle aujourd’hui ?
Je pense à une route de campagne pour aller chez mes parents, où tu es sur.e d’y laisser un pneu ou une suspension ! Je pense qu’elle ressemblerait à ça. Sinueuse, pleine de trous à combler, imprévisible, semée d’embuches avec des troncs tombés un soir de tempête et surtout, plein de virages qui font que l’on ne voit pas ce qu’il y a ensuite.
AdahyInterview
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Sebastien Ciron

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