Après avoir marqué son retour avec Like Heaven, sublime collaboration avec la chanteuse britannique Celeste, MorMor continue d’ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. Le Canadien dévoile ce jour son nouveau double single Don’t Need It / Touch, deux morceaux qui confirment toute la richesse de son univers, toujours suspendu entre indie-folk, pop alternative et expérimentations électroniques.
Avec ce nouveau projet, Seth Nyquist de son vrai nom poursuit cette quête d’une pop sensible, instinctive et profondément immersive. Coproduits avec Riley McIntyre (LCD Soundsystem, Rina Sawayama, Thurston Moore) aux mythiques Church Studios de Londres, les deux morceaux dévoilent deux facettes complémentaires d’un artiste qui n’a jamais autant assumé son goût pour les textures sonores sophistiquées sans jamais sacrifier l’émotion.
Don’t Need It s’inscrit dans la continuité directe de Like Heaven. Né presque par hasard pendant une pause de la session d’enregistrement avec Celeste, le morceau repose sur une rythmique 2-step garage aux accents sombres, portée par une mélodie immédiatement addictive. Mais derrière cette production élégante se cache un texte particulièrement personnel, dans lequel MorMor évoque le moment où l’on cesse enfin de chercher la validation des autres pour avancer par soi-même. Une libération qui n’efface pas la douleur, mais qui ouvre la porte à un nouvel équilibre.
À l’inverse, Touch est né d’un simple élan de curiosité. En découvrant un synthétiseur Roland Jupiter-8 et en expérimentant pour la première fois l’Auto-Tune comme véritable outil de création, MorMor façonne en quelques minutes un morceau aux contours plus maximalistes, où chaque texture semble raconter les tourments d’une relation qui se répète inlassablement. Le résultat est hypnotique, presque cinématographique, et confirme l’évolution du musicien vers des paysages sonores toujours plus ambitieux.
Depuis l’immense révélation de Heaven’s Only Wishful en 2018 jusqu’à son premier album Semblance, MorMor s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la scène alternative canadienne. Désormais plus ouvert aux collaborations, comme l’a récemment démontré son duo avec Celeste, il semble avoir trouvé un nouvel équilibre artistique où l’intime rencontre une production toujours plus audacieuse.
Avec Don’t Need It et Touch, MorMor ne révolutionne pas son univers : il l’affine, le densifie et lui apporte une nouvelle profondeur. Deux morceaux qui devraient séduire autant les amateurs de ses premières compositions que ceux qui découvrent aujourd’hui un artiste en pleine renaissance créative.
