Voilà les réponses de Lily qui a pris le temps de répondre à nos quelques questions, merci.
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Peux-tu nous raconter la genèse de Waterlily ? Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer ce projet solo ?
Je fais de la musique depuis que je suis toute petite, c’est quelque chose qui a toujours fait partie de ma vie. D’aussi loin que je me souvienne, je voulais être chanteuse. J’ai un peu perdu ça de vue au début de mes études supérieures en prépa littéraire, mais ça m’a très vite manqué et j’ai rapidement ressenti le besoin de me reconnecter à cette envie de faire de la musique. C’était il y a 4 ans, je composais déjà depuis quelques années, je me suis lancée et j’ai commencé à jouer dans des bars et café/concerts de Lille.
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Tu vis à Lille, une ville où la scène musicale est très active. En quoi cet environnement a-t-il influencé ton parcours artistique ?
Je me sens très chanceuse d’évoluer dans cette ville qui est très riche artistiquement et musicalement. Il y a beaucoup d’artistes et de groupes lillois talentueux et inspirants, c’est l’occasion de faire de belles rencontres qui sont de grandes sources d’inspiration et de motivation. Je trouve qu’il y a une vraie entraide et bienveillance entre les artistes que j’ai la chance de côtoyer.
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Tu travailles sur ce projet depuis environ 4 ans : qu’est-ce qui a changé entre les débuts et aujourd’hui, musicalement ou personnellement ?
Le projet a beaucoup évolué depuis 4 ans, j’ai grandi, ma musique avec moi, j’ai écrit sans cesse pendant ces 4 années, il y a donc un peu (beaucoup) plus de chansons qu’au tout début, j’ai le sentiment de me trouver de plus en plus dans ce que j’ai envie de faire musicalement. Au début, j’écrivais exclusivement en anglais, j’ai intégré le français petit à petit et maintenant la plupart de mes chansons sont en français. Je suis aussi plus entourée maintenant, je suis notamment accompagnée de deux musiciens talentueux, Lucile Le Goff à la basse et Gauthier Hennion à la batterie.
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Ton EP s’inscrit dans une veine pop/folk intimiste, avec une touche très personnelle dans les textes. Comment définirais-tu ton style, avec tes mots à toi ?
C’est toujours délicat de mettre des mots sur son style de musique, mais je dirai qu’il s’agit d’un refuge à fleur de peau, de chanson française (mais pas que) qui laisse une place importante à la poésie et à la spontanéité des sentiments.
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Qui sont les artistes ou les influences (musicales ou littéraires) qui t’inspirent dans l’écriture ou la composition ?
Je suis très inspirée par des artistes de la nouvelle scène française comme Pomme, November Ultra, Voyou, Yoa et par d’autres artistes qui ont bercé mon enfance comme Emilie Simon, Coeur de Pirate, Portishead, Jean Louis Aubert… L’influence de la littérature est centrale dans mon processus créatif, et notamment l’univers de Boris Vian et de son roman L’Ecume des jours. Philippe Djian fait également partie de mes inspirations.
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On sent une grande sensibilité dans les arrangements. Comment travailles-tu la production de tes morceaux ? Tu es seule ou entourée d’une équipe ?
Au tout début j’étais toute seule et je faisais mes petites maquettes comme je pouvais sur Garageband. Puis, j’ai rencontré Hughes Rive il y a maintenant 2 ans, lors d’une scène ouverte Warm me up à l’Aéronef, c’est lui qui faisait mon son. C’est lui qui a produit les morceaux de l’EP, c’est un bonheur de travailler avec lui car on se comprend bien, il y a une certaine alchimie entre nous qui est vraiment propice à la création et il a su construire un espace d’écoute et de bienveillance qui était idéale pendant l’enregistrement et la production de l’EP.
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L’EP sort ce vendredi. Quel est ton état d’esprit à quelques jours de sa sortie ?
A l’instant où je vous écris, l’EP vient de sortir. J’ai l’impression que je viens de sauter dans le vide, et en même temps je ressens un soulagement immense de pouvoir enfin partager ces chansons, je suis très heureuse.
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Pourquoi ce titre La Pieuvre ? Que représente-t-il pour toi ?
La Pieuvre c’est un morceau particulier pour moi car très intime, la pieuvre c’est une peluche que j’ai gagné à la fête foraine quand j’étais petite, elle était posée à côté de moi quand j’écrivais ce titre, l’image est venue toute seule. La pieuvre c’est ce petit monstre qui sert fort ses tentacules autour de notre estomac quand quelque chose ne va pas, c’est la fameuse boule au ventre. Mais c’est aussi, à certains moments, une présence rassurante, un sentiment viscéral.
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Deux morceaux sont déjà sortis : La Pieuvre et Cache-Cœur. Peux-tu nous parler de leur histoire ? Pourquoi les avoir choisis comme singles ?
C’était évident pour moi de sortir La Pieuvre en premier, c’était le morceau par lequel je voulais être présentée. C’est une chanson pas si facile émotionnellement, alors j’ai voulu enchaîner avec Cache Coeur qui est un peu ma chanson doudou, la chanson d’amour, la déclaration, une note a priori plus légère.
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Comment s’est passée l’écriture et l’enregistrement de cet EP ? C’était un long processus ? Douloureux ? Libérateur ?
L’écriture de cet EP s’est étalée sur 4 ans. J’ai écrit les chansons indépendamment les unes des autres, sans penser à un EP au moment de l’écriture. Les fleurs en feu doit être la plus ancienne, été 2021 si je ne me trompe pas. Écrire a toujours été ma façon de gérer mes émotions, qui selon les événements débordent parfois, c’est parfois douloureux de mettre des mots sur ce qu’on ressent mais on en ressort toujours plus léger et apaisé. Quelque part, cet EP est le journal intime, le doudou des 4 dernières années de ma vie.
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As-tu déjà eu l’occasion de défendre ces morceaux sur scène ? Une tournée est-elle prévue ?
Nous avons eu l’occasion de jouer dans le cadre d’Un Air d’été début juin, c’était le premier concert que nous faisions à trois avec mes musiciens. Une release party est prévue le 1er juillet à 19h à l’Aéronef en mezzanine.
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Que peut-on attendre d’un concert de Waterlily ? Comment crées-tu cette intimité en live ?
Arranger les morceaux pour le live, à trois, a été un challenge et aussi un pur bonheur. Il faudra venir aux concerts pour répondre à cette question à ma place, je pense que la spontanéité et le partage sont au cœur de ce que j’ai envie de transmettre pendant un concert.
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As-tu d’autres projets en tête après cet EP ? Un clip ? De nouvelles chansons en chantier ?
Il y a quelques petites surprises qui vont sortir dans les prochains mois pour accompagner l’EP. Et plein de nouvelles chansons en chantier en effet, cet EP c’est mon top départ.
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Où peut-on te suivre pour ne rien rater de ton actualité ?
On peut me suivre sur tous les réseaux sociaux @water.l.i.l.y !
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Si tu devais faire découvrir waterlily avec une seule chanson, ce serait laquelle, et pourquoi ?
Je pense que ce serait “La Pieuvre”, c’est vraiment le morceau qui sort tout droit de ma chair (un peu beurk comme image mais vous avez l’idée), c’est une mise à nu et je pense que pour découvrir le projet en profondeur, on peut commencer par là, au moins la glace est brisée !
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Quel est le dernier morceau ou l’artiste qui t’a bouleversée récemment ?
Wend est une amie que j’ai rencontré en novembre dernier lors d’une résidence artistique en Allemagne. Elle est autrice compositrice interprète et a un rapport très spontané et cru à la créativité. Je trouve ça magnifique et désarmant. Son album A Life To Live est sorti l’année dernière, et je vous conseille fortement les morceaux apple et relief qui sont mes préférés.
