C’est la faute à Bashung : Imelda May s’empare de « Bijou Bijou »
Bashung n’a jamais vraiment quitté la scène. Et à l’approche du 6 novembre, son univers s’apprête à reprendre vie sous un autre visage avec « C’est la faute à Bashung », un album tribute qui s’annonce aussi ambitieux qu’intrigant.
Au programme : 26 chansons revisitées par des artistes venus de la chanson, du rock, du cinéma ou encore de la littérature. Une seule règle semble guider cette relecture : retrouver l’énergie brute, la liberté et cette petite insolence qui accompagnaient les débuts d’Alain Bashung et sa collaboration avec le parolier Boris Bergman.
Après « Elsass Blues » et « Camping Jazz », place à « Bijou Bijou », troisième extrait du projet. Et pour s’attaquer à ce monument, le choix s’est porté sur Imelda May.
La chanteuse irlandaise n’est pas vraiment du genre à faire les choses à moitié. Figure incontournable du rock outre-Manche, elle a construit son identité entre rockabilly, blues, jazz et rock, portée par une voix immédiatement reconnaissable.
Alors forcément, entendre Imelda May entrer dans l’univers de Bashung a quelque chose de particulièrement réjouissant. Son tempérament, son grain de voix et son énergie offrent à « Bijou Bijou » une nouvelle intensité, sans faire disparaître l’ADN du morceau.
C’est tout l’intérêt de ce projet : plutôt que de reproduire Bashung à l’identique, « C’est la faute à Bashung » semble vouloir faire dialoguer son répertoire avec ceux qui viennent aujourd’hui le chanter.
Produit par Arca & Fox et mixé par Steve Forward, ce double album entend ainsi regarder les premières années de Bashung avec des oreilles contemporaines.
Avec Imelda May, « Bijou Bijou » s’annonce donc comme une rencontre entre deux personnalités fortes. Et quand le rock irlandais croise l’insolence de Bashung, forcément… ça mérite qu’on tende l’oreille.
