Le 14 février 2023, jour symbolique s’il en est, la scène électronique européenne perdait l’un de ses visages les plus singuliers : Peter Renkens, figure charismatique du groupe Confetti’s. Il avait 55 ans. Une disparition qui a ravivé, chez toute une génération, les lumières stroboscopiques, les parkas fluo et les nuits vibrantes de la fin des années 80.
L’enfant du New Beat
Originaire de Belgique, Peter Renkens devient à la fin des années 80 le visage et l’énergie d’un mouvement musical alors en pleine explosion : le new beat. Ce courant électronique, plus lent et plus sombre que la house, naît dans les clubs belges et se propage comme une onde magnétique à travers l’Europe.
Avec Confetti’s, formation montée autour d’un concept aussi festif que déjanté, Peter incarne une jeunesse qui danse sans complexe. Le groupe ne se contente pas de faire de la musique : il crée une esthétique. Casquettes, vestes colorées, chorégraphies minimalistes et beats hypnotiques deviennent leur signature.
“The Sound of C”, hymne d’une époque
En 1988, Confetti’s frappe fort avec The Sound of C. Le titre devient un phénomène. Dans les clubs, sur les radios, dans les charts européens, le morceau impose son groove mécanique et son refrain scandé devenu culte.
Quelques mots suffisent à replonger dans l’ambiance :
> “The sound of C… the sound of Confetti’s!”
Un slogan plus qu’une simple phrase. Une bannière sonore. Une déclaration d’identité.
Une étoile filante des dancefloors
Le succès est fulgurant. Tournées, plateaux télé, scènes internationales : Confetti’s devient l’un des symboles exportables de la Belgique électronique. Mais comme beaucoup de phénomènes liés à une époque précise, la vague new beat finit par retomber au début des années 90.
Peter Renkens, lui, restera à jamais associé à cette parenthèse électrique. Derrière l’image festive, il y avait un artiste profondément attaché à la scène et au lien direct avec le public. Ceux qui l’ont croisé parlent d’un homme chaleureux, accessible, fidèle à ses racines musicales.
Héritage d’une nuit sans fin
Aujourd’hui encore, “The Sound of C” résonne dans les soirées rétro et les playlists nostalgiques. Plus qu’un tube, c’est un marqueur temporel. Une madeleine synthétique.
Le 14 février 2023, c’est tout un pan des nuits européennes qui s’est assombri. Mais les basses, elles, continuent de vibrer.
Et quelque part, entre deux éclats de néon et une boîte à rythmes vintage, le son du “C” continue de tourner.
