Il y a des parcours musicaux qui ne commencent pas par une scène ou un micro, mais par une rencontre intime avec les chansons des autres. Celui de Epal débute dans cet espace-là : une voix, un piano, et les mots de Barbara comme première boussole émotionnelle.
Des reprises comme point de départ, puis l’envie de s’émanciper
Avant d’écrire ses propres histoires, Epal s’approprie celles des autres. Elle interprète, elle explore, elle apprend. Les chansons de Barbara deviennent un terrain d’apprentissage sensible, presque fondateur : celui du silence, de la retenue, et de l’émotion à nu.
Mais très vite, quelque chose s’impose : le besoin de dire autrement. De sortir du cadre. De passer de l’interprétation à la création.
C’est ainsi que Epal commence à écrire et composer ses propres morceaux, en autodidacte, sans filtre et sans formule préfabriquée.
L’écriture comme refuge, la musique comme exploration
Chez Epal, l’écriture n’est pas un exercice : c’est un refuge. Un endroit où les émotions peuvent exister sans être justifiées. Un espace pour déposer ce qui déborde, ce qui résiste, ce qui cherche encore sa forme.
La composition, elle, devient un terrain de jeu plus vaste, presque sensoriel. Un lieu où les textures sonores dialoguent avec les sensations intérieures.
Une collaboration fondatrice avec Poussin
C’est dans cette quête qu’elle croise la route de son collaborateur Poussin. Ensemble, ils construisent un univers sonore délicat et immersif, où le piano reste la colonne vertébrale.
Autour de lui gravitent des textures électroniques subtiles, des arrangements vaporeux, presque suspendus, qui donnent à sa musique une dimension cinématographique et introspective.
Un univers entre lumière et brouillard
La musique de Epal ne cherche pas l’effet immédiat. Elle préfère l’atmosphère à l’impact, la nuance à l’évidence.
C’est une musique qui flotte, qui respire, qui laisse de la place au silence autant qu’au son. Une esthétique de l’entre-deux, où les émotions ne sont jamais figées mais toujours en mouvement.
Pourquoi on vous en parle sur OnFaitQuoiCeSoir ?
Parce qu’Epal incarne une génération d’artistes qui avancent sans précipitation, en construisant leur langage pas à pas.
Parce que sa musique ne s’impose pas : elle accompagne.
Et parce que Epal rappelle quelque chose d’essentiel :
parfois, les plus beaux univers naissent d’une voix qu’on commence par écouter… avant de la faire entièrement sienne.
Une artiste à découvrir comme on entre doucement dans une pièce encore inconnue.
