Zaho de Sagazan, l’âme à nu sous le ciel d’Aulnoye Aymerie
Chronique du concert du 11 juillet – Les Nuits Secrètes, Grande Scène – 21h35
Le soleil déclinait doucement sur la Grande Scène des Nuits Secrètes quand Zaho de Sagazan est apparue, enveloppée d’un haut en voile blanc translucide et d’un cycliste noir, comme un paradoxe entre fragilité et puissance. À 21h35 tapantes, la chanteuse nantaise a saisi la scène avec cette intensité grave qui la distingue. Ce n’était pas simplement un concert mais un véritable moment de grâce.
Dès les premières notes, Zaho est venue chercher son public avec une belle proximité. Après quelques chansons, elle s’est confiée, évoquant sa sensibilité, les pleurs qui l’ont toujours accompagnée, et qui sont devenus une force. Et c’est cette force que la chanteuse transmet au public de la grande scène, incarnation d’une force suspendue entre les lumières dorées du crépuscule et l’électro viscérale de ses morceaux. Point d’orgue du concert donc, l’interprétation de son titre phare « la symphonie des éclairs » joué plus de cinq minutes dans une version étirée et fiévreuse, et si proche là encore du public, qu’elle a rejoint en descendant de scène.
Un moment magique, magnifié par la lumière naturelle du jour tombant : ciel rosé, des visages émus tournés vers elle, Zaho de Sagazan a prouvé hier qu’elle n’est pas seulement une voix, elle est aussi un Essentiel.






