À Dunkerque, la nouvelle scène musicale n’a décidément pas fini de nous surprendre. Avec Chéri, quatre artistes font le pari d’un mélange aussi libre que chaleureux, quelque part entre rap, électro, soul et sonorités antillaises. Une alchimie qui ne cherche pas à choisir son camp, mais plutôt à faire danser les frontières.
La scène dunkerquoise regorge de projets qui méritent de sortir de l’ombre. Parmi eux, Chéri attire forcément l’attention. Le groupe, composé de quatre artistes, s’inscrit dans cette nouvelle génération qui refuse de s’enfermer dans une seule case et préfère faire dialoguer les influences.
Rap, électro, soul… et une touche antillaise qui apporte chaleur, groove et couleurs : Chéri construit son identité autour d’un métissage musical qui colle finalement parfaitement à l’esprit de la scène actuelle.
Chéri, quatre artistes et une même envie : mélanger les genres
Difficile de parler de Chéri sans parler d’abord de cette volonté de décloisonner les styles.
Le rap apporte le flow et l’énergie, l’électro installe les textures et les pulsations, tandis que la soul vient donner au projet cette dimension plus organique et émotionnelle. À cela s’ajoutent des influences antillaises, qui donnent au cocktail une autre profondeur et surtout une véritable identité.
Chez Chéri, le mélange n’est donc pas simplement décoratif. Il devient le terrain de jeu du groupe.
Une musique qui peut passer d’une ambiance urbaine à un groove plus solaire, d’une rythmique électronique à une couleur soul, avec cette volonté permanente de conserver quelque chose de vivant et de dansant.
Une aventure née au cœur de la scène musicale dunkerquoise
Chéri fait partie des groupes qui répètent au sein des studios des 4 Écluses, véritable lieu d’accompagnement et de développement de la scène locale à Dunkerque.
Et ce n’est pas un hasard si le groupe s’inscrit dans cet environnement.
Depuis plusieurs années, les 4 Écluses jouent un rôle essentiel dans l’émergence des artistes du territoire, en leur permettant de travailler leur musique, de répéter, de rencontrer d’autres musiciens et surtout de franchir progressivement le cap entre le projet en construction et la scène.
C’est précisément cette scène locale que les 4 Écluses mettent régulièrement en lumière.
La Fête du Bocal, organisée le 18 juillet 2026, en est l’un des parfaits exemples : pendant tout un après-midi, les groupes qui répètent dans les studios prennent possession de la scène pour présenter leur univers au public. Chéri figurait au programme aux côtés de Rêvespéral, Funkality, DeadFrame, Dyno et 2lio.
Une musique entre groove, urbanité et chaleur antillaise
Ce qui intrigue chez Chéri, c’est justement cette capacité à faire cohabiter des univers qui, sur le papier, pourraient sembler éloignés.
Le rap donne la colonne vertébrale.
L’électro apporte les machines, les textures et cette pulsation contemporaine.
La soul installe le groove et la chaleur.
Et les influences antillaises viennent ouvrir encore davantage le spectre sonore.
Le résultat promet une musique particulièrement adaptée au live : une musique qui ne demande pas nécessairement au public de choisir entre écouter et danser.
Avec Chéri, on peut faire les deux.
La scène avant tout
La présence de Chéri à la Fête du Bocal 2026 constitue une étape intéressante dans le développement du projet.
Car pour un jeune groupe, monter sur scène dans le cadre d’un événement consacré aux artistes des studios représente bien davantage qu’un simple concert.
C’est l’occasion de confronter les morceaux au public, de travailler la présence scénique et de commencer à installer une identité.
Et c’est aussi ce qui fait tout l’intérêt de ce rendez-vous des 4 Écluses : pendant quelques heures, le public peut découvrir celles et ceux qui feront peut-être demain partie des visages familiers de la scène régionale.
Et maintenant ?
C’est probablement là que Chéri devra écrire la suite de son histoire.
Le groupe possède déjà un terrain de jeu musical particulièrement intéressant. Reste maintenant à transformer cette matière en un univers toujours plus personnel, à développer les compositions et à multiplier les occasions de rencontrer le public.
À l’heure où les frontières entre rap, R&B, soul, électro et musiques du monde deviennent de plus en plus poreuses, Chéri arrive avec une proposition qui a tout pour trouver sa place dans cette nouvelle scène hybride.
Et puis il y a Dunkerque.
Une ville portuaire, ouverte sur les influences, les cultures et les horizons. Un territoire où les musiques circulent et se croisent depuis longtemps.
Finalement, la musique de Chéri pourrait difficilement être née ailleurs.
On aime particulièrement ces projets qui commencent dans les studios, se construisent morceau après morceau et finissent par rencontrer leur public.
Chéri fait partie de ces groupes dunkerquois qu’il faudra garder dans un coin de l’oreille.
Quatre artistes, des influences multiples et cette envie de faire dialoguer rap, électro, soul et sonorités antillaises : la formule possède suffisamment de personnalité pour donner envie d’aller voir ce qui se passe derrière le nom.
La suite se jouera désormais sur scène, dans les studios et, on l’espère, très bientôt sur de nouvelles dates dans les Hauts-de-France.
