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  Interviews  Max Baby, l’interview
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Max Baby, l’interview

Sebastien CironSebastien Ciron—13 juillet 2025
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Merci à Max Baby, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et bon concert au Festival Les Nuits Secrètes.

Tu es de retour avec I Can Do Anything, un titre puissant, viscéral et mélancolique. Quel a été le point de départ de ce morceau ?

Le point de départ de ce morceau a été le refrain, j’ai essayé d’allier triomphe et désespoir d’un seul trait. C’est un refrain faussement “empowering” qui laisse place au bris de cœur.

Ton premier EP Out of Control, Into the Wall avait déjà marqué les esprits. En quoi ce nouveau single est une évolution de ton univers musical ?

Je pense que j’ai élargi un peu les sonorités, j’essaye de ne pas reproduire les mêmes choses à chaque fois. Le thème de la chanson est un sujet que je n’avais pas exploré avant.

Tu écris, interprètes et produis toi-même ta musique. Qu’est-ce qui t’a amené à te lancer dans ce processus aussi complet ?

J’adore jouer de plusieurs instruments et ça peut se révéler très pratique en phase de recherche. En soit, ça a quasiment toujours été le cas depuis que je fais de la musique, ça s’est fait naturellement, j’ai commencé comme ça quand j’étais adolescent avec un seul micro et cubase. C’était pas glorieux mais ça a été une révélation pour moi.

Peux-tu nous raconter comment tu es venu à la musique ? Y a-t-il eu un moment déclencheur dans ton parcours ?

J’ai commencé par la batterie à 6 ans, la guitare et la basse sont arrivées vers 10-11 ans, personne ne faisait de musique dans ma famille à part ma mère qui jouait un peu de piano, donc je suis pas sûr qu’il y ait eu un élément déclencheur, j’ai l’impression que j’ai toujours voulu faire de la musique.

Le Greasy Studios à Paris, où tu travailles, a une histoire très forte. Que représente ce lieu pour toi et comment nourrit-il ton travail artistique ?

C’est un lieu qui m’inspire beaucoup, c’est un lieu qui est tellement imprégné d’histoire, surtout de celle de Magma évidemment, on sent vraiment cette énergie, maintenant c’est un lieu qui fait partie de mon histoire et je me sens toujours aussi reconnaissant de pouvoir évoluer là bas, grâce à Marcus the King of the Castle. C’est aussi un endroit où j’ai habité, on est comme une micro famille donc ça représente beaucoup pour moi.

Ton son semble osciller entre tension et lumière. Tu parles de « chaos intérieur » transformé en énergie lumineuse : comment arrives-tu à canaliser cette intensité dans ta musique ? 

Je sais pas si je la canalise, mais c’est le fait de mettre ça dans ma musique qui me fait du bien, de la manière la plus honnête possible, en espérant que ça se ressente.

Tu as collaboré avec des artistes comme Drugdealer, Weyes Blood ou Hannah Jadagu. Ces projets nourrissent-ils ta propre écriture ?

Chaque artiste avec qui je travaille me nourrit et m’inspire, ça me fait mûrir artistiquement. En revanche, je ne pense pas que ça influe sur l’écriture directement, ce sont des personnes qui m’inspirent à être moi même le plus possible.

On te retrouve aussi sur la campagne musicale de CHANEL, et même en live avec Shay. Comment navigues-tu entre la scène indépendante et ces projets plus mainstream ? 

Ce genre de projets sont assez rares, mais ce sont de très bonnes expériences à prendre, tout particulièrement la collaboration avec Shay sur scène c’était fou.

Le morceau a été masterisé par Heba Kadry à Brooklyn. Comment s’est passée cette collaboration à distance avec une pointure du son indé ? 

Très fluide, c’est une personne qui a de très bonnes oreilles et un très bon goût.

Tu as fait sensation à The Great Escape et tu étais récemment à la Fête de la Musique sur France 2. Comment vis-tu cette montée en visibilité ? 

Bien ! Je ne m’en rends pas encore vraiment compte, c’est plutôt mon entourage qui me racontent que les gens commencent à savoir ce que je fais et je trouve ça toujours étonnant. A The Great Escape je m’attendais vraiment à jouer devant 20-30 personnes maximum, on a fait complet les deux soir avec une queue de gens devant qui ne pouvaient pas rentrer, j’ai demandé à mon manager et mon tourneur qui était le groupe que toutes ces personnes voulaient voir, et je me suis fait engueuler parce que j’arrivais pas à les croire quand ils me disaient que c’était pour moi, c’est pour dire! haha

Quel impact ces apparitions médiatiques ont-elles eu sur ta relation au public ou ta manière de te produire en live ?

Ça me donne envie d’aller encore plus loin dans mes prestations et de voir plus grand.

Tu joues cet été dans de nombreux festivals majeurs : Rock en Seine, All Points East, et bien sûr les Nuits Secrètes. Comment prépares-tu ton concert à Aulnoye-Aymeries ? 

J’essaie de ne pas faire de différence entre les dates, pour me donner à fond à chaque fois, peu importe l’ampleur.

À quoi peut s’attendre le public des Nuits Secrètes ? Est-ce que tu nous réserves des surprises ou des exclusivités ?

Absolument, la moitié du set sont des morceaux unreleased, qui seront sur le prochain projet !

Ce single est-il annonciateur d’un nouvel EP ou album ? As-tu déjà des morceaux en préparation ? 

Je peux juste dire qu’un nouveau projet arrive bientôt…

Entre tes collaborations et ton projet solo, comment envisages-tu la suite ? Un équilibre ou une direction à privilégier ? 

Mon projet solo restera la priorité, j’ai toujours été artiste avant d’être producteur, mais c’est un côté que j’ai complètement envie de continuer d’explorer, j’adore ça, donc oui il faut trouver un équilibre.

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Sebastien Ciron

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