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  Interviews  Camp Claude, l’interview
Interviews

Camp Claude, l’interview

Sandrine CironSandrine Ciron—6 mai 2025
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Merci à Camp Claude d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions et bon concert le 07 mai à Lille.

Comment est né Camp Claude ? Pouvez-vous nous raconter la genèse du groupe et votre rencontre ?

Diane : Back in 2013, un producteur vidéo m’a présenté les membres du groupe Tristesse Contemporaine (Mike, Léo et Narumi) pour leur tourner un clip. Ça ne s’est pas fait, mais du coup, ça m’a plongée dans leur univers que je découvrais tout juste. J’ai réécrit à Mike quelques mois plus tard, car nous étions voisins, pour lui proposer mes services de vidéaste à nouveau. On s’est fait plusieurs sessions de travail chez moi en mode peaufinage de clips qu’il avait commencé à monter avec ses rushs persos… Il a vu ma guitare dans mon appart et a trouvé des vidéos YouTube où je chantais des compos et reprises en acoustique. Léo et lui m’ont proposé de passer en studio tester ma voix sur des enregistrements… And the rest is history!

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ce projet ensemble, à la croisée de plusieurs univers artistiques ?

On s’entendait bien et on a eu une belle cohésion dans nos créativités communes. Ce fameux premier jour en studio, on a enregistré et co-composé des titres déjà prometteurs, donc l’envie de continuer a coulé de source. J’avoue que je ne pensais pas à où ça pouvait mener, j’ai juste trouvé que ce qu’on était en train de créer était plutôt cool !

Vous décrivez votre musique comme du skywave. Comment définiriez-vous ce style à quelqu’un qui ne vous connaît pas encore ?

Diane : J’aime bien ce terme car pour moi, il mélange la guirlande de styles que nous touchons du doigt : Dream Pop, Electro Rock, Garage, Cold wave, Lilith…

On sent chez vous des influences très variées, de Massive Attack à David Lynch. Quelles sont les références (musicales, cinématographiques, visuelles) qui nourrissent votre univers ?

Diane : C’est impossible de faire une liste exhaustive de nos influences et de ce qui nous traverse, mais je pense que collectivement, on adore l’univers et l’ambiance qu’instaure David Lynch, en effet.
Je pense qu’on est aussi collectivement sensibles à des sujets existentiels, l’escapism, notre condition humaine. La lumière incroyable qui nous fait vivre, mais aussi l’obscurité qui nous traverse. On aime l’univers de l’absurde, rêve x réel. La complexité des sentiments humains et l’hypocrisie sociale. Ce sont des sujets qui coulent de source pour nous quand on compose.

Y a-t-il des artistes ou albums récents qui vous ont particulièrement inspirés ?

Diane : J’écoute énormément de styles et d’artistes différents. En ce moment, c’est vrai qu’il y a pas mal d’hyperpop qui me transcende. Ces dernières années, je suis fan de tout ce que font AG Cook, Charli XCX, Caroline Polachek, Cécile Believe… Gros crush récent sur Death Grips, Loukeman, GFOTY, Jam City…

Diane, ton travail dans la photographie et le cinéma influence-t-il la façon dont vous concevez la musique ou les visuels de Camp Claude ?

Diane : Quand on compose, c’est en mode « écriture automatique », donc je ne pense pas forcément à des références visuelles. Mais j’imagine dans ma tête les moments que l’on décrit dans nos morceaux ; parfois, des choses assez concrètes me viennent. Mais c’est souvent le son qui amène un souvenir, et les compositions/cohérences visuelles se tissent au fur et à mesure !

Votre musique oscille entre mélancolie planante et énergie brute : comment parvenez-vous à maintenir cet équilibre ?

Diane : Je pense que vivre une expérience humaine amène forcément à ressentir un panel de sentiments très large qui coïncident. Ce contraste me semble naturel.

Que peut attendre le public lillois de votre passage au Bulle Café ? Comment travaillez-vous la scénographie et l’ambiance de vos concerts ?

Diane : Le public lillois peut s’attendre à être baigné dans notre univers. On vit ensemble cette fameuse expérience humaine, le temps d’une soirée, à la lumière de nos deux lunes.

Quelle place tient le live dans votre processus créatif ? Est-ce que certaines chansons naissent ou évoluent sur scène ?

Diane : En live, la connexion avec le public est une sensation à part entière, hyper intéressante. On y pense lorsqu’on écrit. On compose beaucoup de ballades, et on adore amener une énergie plus rock en live, donc certains morceaux suivent cette sensation et on essaie d’équilibrer les fréquences.

Travaillez-vous actuellement sur un nouvel album ou de nouveaux morceaux ?

Nous sommes sur les finitions de notre quatrième ! On espère le sortir début 2026, on a trop hâte !

À quoi ressemble votre tournée 2025 ? Avez-vous des dates clés ou festivals marquants en perspective ?

On a été invités sur une douzaine de dates cette année, on est ravis de se remettre à jouer régulièrement. Nous avons eu une phase en limbo les années après le Covid ! Ça fait du bien de retourner sur scène et partager notre énergie ! Hâte des festivals cet été et à la rentrée 🙂

Si vous deviez associer une couleur ou une image à votre musique, laquelle serait-ce ?

Une sensation : celle d’un coucher de soleil vu depuis une voiture.

Une chanson qui vous représente le mieux en ce moment ?

On est vraiment fans de la vibe des nouveaux titres qu’on vous fait découvrir en exclusivité sur scène !

Un mot pour décrire l’ambiance que vous espérez créer le 7 mai à Lille ?

On espère créer un souvenir électrisant.

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Sandrine Ciron

Mary Middlefield, « Will you read my mind ? »
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