Qui est Nostalgie Leviathan / Joseph Apsarah
Identité :
Nostalgie Leviathan est le nom du projet artistique, l’album “Toutes les villes sont en feu” est signé “Nostalgie Leviathan” et il est écrit et composé par Joseph Apsarah.
Joseph Apsarah :
Artiste multi-discipline : selon Artsper, Joseph Apsarah est non seulement musicien, mais aussi peintre et poète.
Formation musicale : il est diplômé du Conservatoire de Strasbourg.
Il a fondé un label : “YulaCrew”.
En littérature / poésie : il a publié des recueils de poèmes (“Dans l’attrait subtil des brasiers pales”, “L’aurore nous enterre”, etc.).
En musique, il produit également sous son nom propre : on retrouve des singles comme “La Ravine” (2024), “Ciel de vacances” (2023) ou “Parler les morts” + “Tes mots font du bien”.
Style artistique :
Le projet Nostalgie Leviathan est souvent associé à des genres comme la dark-pop, coldwave, ou de la “chanson expérimentale” en français. Sur Bandcamp, l’album “Toutes les villes sont en feu” est taggé “alternative, expérimental, chanson francophone, pop rock”.
L’univers visuel et lyrique semble mélancolique, introspectif, empreint de nostalgie (comme le nom l’indique), avec une dimension poétique importante (du fait de son background de poète).
Chronique du titre « Toutes les villes sont en feu »
Ambiance sonore & production :
Le morceau dégage une atmosphère sombre mais très poétique. Il y a une grande dimension “électro / pop synthétique” qui rappelle des esthétiques coldwave ou dark synth-pop : des nappes synthétiques, peut-être des guitares en fond, un rythme assez posé.
La production est plutôt épurée : elle met en avant la voix et le texte, mais sans le minimalisme extrême, il y a un équilibre entre instrumentation et chant.
Paroles & thème :
Le titre “Toutes les villes sont en feu” évoque une image forte, métaphorique, et probablement non littérale : “toutes les villes” peuvent représenter des états intérieurs, des souvenirs, des espoirs ou des rêves en proie à la destruction, à la transformation, voire à l’agonie.
La phrase d’intro “J’ai froid et tu ne viens pas” (paroles du clip) installe tout de suite une émotion très intime : solitude, abandon, attente.
Il y a une tension entre un sentiment de nostalgie (“nostalgie Leviathan”) et la violence symbolique (“villes en feu”), comme si l’artiste regardait derrière lui des ruines, des souvenirs consumés.
Voix / interprétation :
La voix de Joseph Apsarah est expressive, lente, presque fragile à certains moments, mais avec une assurance intérieure. Il ne force pas, il joue sur la nuance, ce qui renforce le côté “chanson poétique”.
On a l’impression que chaque mot est pesé, chaque phrase portée avec attention, ce qui donne au texte une grande densité émotionnelle.
Structure & dramaturgie :
Le morceau est structuré de façon classique (couplet / refrain), mais il y a des moments de montée ou de “crescendo émotionnel” : l’instrumentation se densifie, la voix peut monter en intensité, ce qui donne un sentiment d’élévation dramatique.
Il y a aussi des instants plus calmes, presque méditatifs, qui permettent à l’auditeur de respirer et de réfléchir aux images évoquées.
Interprétation symbolique :
Les “villes en feu” pourraient symboliser la désillusion : peut-être que l’artiste parle de rêves brisés, de relations, de la société moderne.
Le froid évoqué au début est peut-être un sentiment d’isolement, de détachement, tandis que l’absence de l’autre (“et tu ne viens pas”) renforce une rupture ou une absence.
Il y a probablement une dimension autobiographique, mais aussi universelle : la nostalgie, la perte, la transformation sont des thèmes avec lesquels beaucoup peuvent résonner.
Forces & limites :
Forces : la poésie des paroles, l’émotion sincère, l’équilibre entre musique et texte, la capacité à créer une ambiance à la fois intime et grandiose.
Limites : pour certains auditeurs, le tempo lent et l’ambiance contemplative peuvent paraître “trop mou” ou “peu accrocheur” si on préfère des morceaux plus rythmés ou “pop mainstream”.
Mon ressenti global
Impact émotionnel : très fort. Ce morceau m’évoque une sorte de mélancolie élégante, presque cinématographique. On sent que Joseph Apsarah maîtrise à la fois la sonorité et la profondeur lyrique.
Originalité : le projet Nostalgie Leviathan n’est pas juste un projet “pop”, c’est un projet artistique qui mélange poésie, musique électronique et sensibilité “indie” / “alternatif”. C’est assez rare et ça apporte de la fraîcheur.
Public cible : ceux qui aiment les musiques introspectives, les textes un peu sombres ou poétiques, les sons électroniques mais pas trop “club”. Aussi les amateurs de coldwave, dark-pop, chanson d’auteur moderne.
