Comment décrirais-tu le style musical de Radiomono en quelques mots ?
En raccourci, j’appelle ça de l’Electro Hip-Hop, mais ça veut tout et rien dire (ahah) ! J’aime bien parler d’un cabinet de curiosités sonores, une mixture de samples en tout genre, de breakbeats dansants, avec toujours un fond de sauce vintage.
J’aime quand il y a de la texture, du grain, et créer un univers dans un seul titre.
Et puis il y a les images, le visuel prend une place importante dans le projet : quand c’est possible, mon liveset est augmenté de projections vidéos pour marquer encore plus cet univers.
Quels ont été les plus grands défis auxquels tu as été confronté en tant qu’artiste indépendant ?
Je trouve que notre époque est pleine de contradictions : ça n’a jamais été aussi facile de créer, produire, « masteriser », publier de la musique… en deux clics (ou presque) tu te retrouves sur toutes les plateformes. Mais c’est assez difficile d’avoir de la visibilité dans tout ce bruit quotidien.
Je fais avant tout de la musique pour le live, rencontrer les gens. C’est un besoin de simplicité et d’authenticité, juste partager et prendre ma dose de kif à faire ce que je fais. Ce sont ces rencontres qui permettent le plus de faire évoluer un projet.
Comment se passe ton processus de création musicale ?
Pas toujours très bien ahah ! Je ne suis pas quelqu’un qui compose facilement, ce n’est pas un accouchement sans douleur.
Ça commence toujours par un sample, une chasse aux trésors qui peut être longue et fastidieuse. Découper des sons d’un autre âge, pour leurs couleurs, leurs textures, et en faire quelque chose de neuf.
Il faut aussi que ça m’inspire une image, que ça m’emmène quelque part pour que ça me plaise et enfin composer autour de ça un genre d’histoire.
Et puis je pense assez vite aux lives, à la façon dont je vais pouvoir m’amuser avec ces sons. J’ai besoin de jouer avec mes machines comme d’un instrument, faire quelque chose de mes dix doigts en concert !
Tu joueras sur la scène du Bastion au Main Square Festival 2025. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est une chance incroyable de vivre une nouvelle expérience, de nouvelles rencontres et confronter mon travail à un nouveau public.
Quels sont tes projets à venir après ce festival ? Un album, une tournée, des concerts, d’autres festivals, des collaborations en vue ?
D’autres dates sont en vue avec toujours cette envie de vivre des expériences live. Et j’ai repris le chemin des compos pour préparer de nouvelles sorties à venir !
Comment les gens peuvent-ils te suivre et écouter ta musique ? (réseaux sociaux, plateformes de streaming…)
Mon 1er EP et quelques singles sont dispos sur les plateformes et vous pouvez me suivre sur Facebook, Instagram et YouTube
As-tu des conseils pour les jeunes groupes qui souhaitent se lancer dans la musique ?
Je ne suis pas sûr d’être quelqu’un qui donne des conseils… mais le plus important c’est soyez vous-même, profitez de l’instant présent et éclatez vous !
Peux-tu nous partager un des meilleurs souvenirs jusqu’à présent ? Une anecdote marquante ?
Chaque moment de mon tout petit parcours est marquant, et marqué d’aventures et de mésaventures… c’est l’essence même de faire de la musique : vivre des expériences toutes différentes et tenter autant que possible de partager et de rencontrer les gens.
