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  Interviews  The Name, le groupe Amiénois
Interviews

The Name, le groupe Amiénois

Sebastien CironSebastien Ciron—23 février 2025
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Bonjour The Name, merci pour le temps accordé pour répondre à ces quelques questions :

Comment vous sentez-vous à l’occasion de ce grand retour avec la BO de Bref. 2 ?
Hyper fiers et très excités ! C’est l’aboutissement de plus d’un an de travail.

Pouvez-vous nous rappeler comment est né The Name et comment vous vous êtes rencontrés ?
The Name est né à Amiens, vers 2006. Nous avons monté le projet à l’origine pour un concert éphémère à la toute première Nuit Blanche d’Amiens (d’où le nom The Name !). C’est le programmateur Pascal Sanson, qui nous a poussé à monter ce concert, et qui nous a poussé ensuite à faire perdurer le projet. Pascal est devenu notre manager par la suite jusqu’en 2012.

Quelle a été l’évolution du duo depuis sa création ?
On a fait beaucoup de versions du live, notre son a beaucoup évolué même si nous avons toujours conservé l’ADN de The Name, qui est composé de la batterie et des synthés analogiques Vintage (Juno, Moog, TB 303, etc.). On pensait faire un projet éphémère, et au final nous nous sommes retrouvés en quelques années compositeurs de la première saison de bref, sélection printemps de Bourges, nous avons fait des titres avec Christine & The Queens qui commençait à exploser à l’époque. Notre musique a été sélectionnée pour toutes les présentations et intro des JO de Sotchi sur France TV… Aujourd’hui, nous sommes trop heureux de revenir avec cette BO et de relancer notre projet, sur disque et en live.

Comment avez-vous été approchés pour composer la bande originale de Bref. 2 ?
Nous sommes simplement restés amis avec Kyan, Navo & Harry depuis toutes ces années. Notre son est un peu l’ADN de bref, comme ils aiment nous le dire. Kyan nous a appelés en décembre 2023 pour nous annoncer le grand retour (et surtout le grand secret !), et pour que nous revenions assurer la BO de la série.

Quel a été votre processus de création pour cette BO ?
Comme pour la première saison, nous avons plutôt fourni la musique et pas beaucoup travaillé à l’image. Les monteurs allaient beaucoup utiliser les créations pour ponctuer le montage. Maintenant David est à Paris, et Jocelyn est resté à Amiens, nous avons travaillé uniquement à distance, en utilisant un Drive 🙂 Mais ça nous a rendus encore plus prolifiques; chacun bossait de son côté dans son propre studio, on s’envoyait des pistes et on se faisait des retours via un (énorme) tableau de suivi. Il faut noter qu’on a composé environ 50 morceaux en un an, il y en a quasi 40 dans la série, et nous en avons sélectionné 26 pour la sortie de la BO.

Y a-t-il un morceau en particulier dont vous êtes le plus fiers ? Pourquoi ?
C’est dur de choisir honnêtement! Pour le côté electro et mélodique (c’est une des seules demandes que Kyan nous ait faite), on est très fiers de « Bright Eyes », qui est dansant et plein d’espoir. Mais en parallèle on est aussi hyper fiers des deux collaborations qu’on a faite avec Clément Libes, qui a amené des arrangements de cordes de malades. On aime énormément « Meet Ben » qui est très dark et en même temps hyper émouvant.

La BO oscille entre morceaux électro intenses et ambiances plus cinématographiques. Comment avez-vous équilibré ces styles ?
Tout cela s’est fait assez naturellement. Il nous semblait évident de ne pas proposer que des morceaux à l’ambiance club. On avait juste lu les scripts et on comprenait bien qu’il y aurait une immense qualité de dramaturgie dans la série. Aussi, chacun de nous deux a lancé ses propres morceaux, et Jocelyn, plus connu sous le nom de Verlatour a cette touche plus sombre, plus cinématographique, là où David va plus amener quelque chose de solaire et plus « funky ». Mais il n’y a pas de règles, on adore explorer l’un comme l’autre.

Quelles ont été vos principales influences pour ce projet ?
Cela peut paraître cliché mais on a surtout tenté de s’inspirer de notre propre son de bref.1 pour tous les morceaux qui tapent. On a vraiment essayé de proposer une palette très large aux réalisateurs et aux monteurs, qui allait des musiques electro intenses, à des plages techno qui tabassent, en passant aussi par des tracks plus pop, ou encore plus sombres.

Avez-vous travaillé en collaboration avec Kyan Khojandi et Bruno Muschio sur l’ambiance musicale ?
Pas vraiment sur la première année! Kyan et Navo nous ont fait confiance, et nous ont demandé de re-ramener ce genre de musique que nous avions fait pour la saison 1. Une des seules demandes que Kyan nous avait faites était de faire des « mélodies », c’est comme ça qu’est né « Bright Eyes ». Ensuite il y a juste le morceau « Level Up » : Jean Jacques qu’on a composé avec Kyan comme nous l’avions fait pour « Try Again » à l’époque ; oui car Kyan est aussi un musicien exceptionnel, il est énervant !

Comment s’est passée la production technique et le mixage de cette BO ?
On a tout fait « in the box ». On a travaillé main dans la main sur la compo, les arrangements, et c’est Jocelyn aka Verlatour qui s’occupait de sortir les mix et masters finaux. On utilisait énormément notre énorme tableau pour se faire des retours de mixs. A la toute fin, David est allé en studio pour participer au mix musique et notamment passer les prods dans des super filtres comme l’avait imaginé les monteurs (la narration est vachement appuyée par les effets de filtres sur notre musique).

Comment décririez-vous le son de The Name aujourd’hui ?
On a pas changé de style, mais on est fiers de nos évolutions de production. En tous cas, on a un son electro, un peu club, avec des kicks qui claquent et des synthés puissants, un peu funky et très acides.

Quelles sont vos influences musicales majeures, aussi bien électro que cinématographiques ?
En Electro, on est évidemment fans de plein de choses, comme Moderat, Aphex Twin, ou encore le tout dernier album de Justice, qu’on adore.  Pour le ciné on ne pourrait pas ne pas citer Hans Zimmer, Danny Elfman et bien évidemment le fabuleux John Williams, qu’on vénère au plus haut point.

Votre musique rappelle LCD Soundsystem, Justice ou encore Disclosure. Que pensez-vous de ces comparaisons ?
Honnêtement ? Vous ne pouvez pas nous faire plus plaisir (coeur !). On est HYPER fans de ces 3 groupes.

Comment abordez-vous l’évolution de votre son d’un projet à l’autre ?`
On ne se pose pas forcément la question. On commence un morceau, qu’elle que soit l’influence, et on fait tout pour aller au bout. Ensuite on essaye de garder tout de même la patte The Name sur nos compositions perso, et surtout dans l’optique du live (les arpeggios, les basses incisives, les sons acides, et les kicks snares très clubby)

Comment travaillez-vous en duo ? Qui apporte quoi dans le processus de création ?
Comme j’expliquais plus haut, on est plus dans la même ville (même si Amiens et Paris sont très proches), donc on compose et on échange beaucoup à distance, chacun dans notre studio. Et honnêtement, c’est une méthode de travail qu’on a découvert depuis un an et qu’on adore. On est plus productifs, chacun travaille sur des choses différentes, on se fait écouter des mixs, qui vont donner des idées de prises et d’arrangements à l’un comme à l’autre, et c’est trop chouette. Néanmoins on se retrouve beaucoup plus depuis quelques mois, pour bien sûr préparer la promo, nos photos, nos sorties, et aussi pour commencer à monter le live à deux, et aussi à préparer des contenus originaux pour Tik Tok, Insta, etc.

Quelle place occupe la batterie live dans vos morceaux et vos performances ?
Une place majeure ! Jocelyn est batteur de métier et la formule The Name ce sera toujours batterie / synthés. Mais on ne va pas trop vous spoiler, il faut venir voir !

Quel est votre setup de scène pour vos concerts ?
A l’époque de bref.1 et de nos tournées, on avait véritablement une usine à gaz haha : il y avait sur scène 6 synthés analogiques vintage (Juno 60, MiniMoog, SH 101, Pro One, TB 303, et Solina), doublés d’une console avec une ribambelle d’effets, il y avait une batterie complète ainsi que les racks de séquences; on remplissait un énorme coffre de van à nous seuls ! Là on a décidé de pouvoir être plus légers tout en gardant l’essence du projet : Une batterie plus légère avec une grosse partie électro (sauf les toms, le Hi Hat et les percussions), les séquences, et 2 synthés, soit le Juno 60 et le SH 101n qui font notre son en grande partie depuis toujours.

Avez-vous des anecdotes marquantes en studio ou en concert ?
A l’époque on a quand même réussi à partir dans la mauvaise ville parce qu’elle avait un nom très proche. Je ne me rappelle malheureusement pas du nom exact de la ville, mais la « bonne » était à l’autre bout de la France… Contre toute attente on a réussi à arriver le soir et à faire le concert !

Après cette BO, quels sont vos prochains projets ? Un nouvel EP, un album, une tournée ?
On compte sortir pas mal de contenus exclusifs sur nos réseaux, on va sortir un nouveau single par mois jusqu’à Juin, avec l’objectif de sortir un EP en Septembre 2025. En parallèle on commence à monter notre tournée avec nouveau tourneur, Podium. On aura quelques dates à l’été et très certainement une vraie tournée dès Septembre.

Pensez-vous explorer d’autres formats, comme la musique de film ou de jeux vidéo ?
On commence déjà à faire des covers de jeux video retro gaming, on est trop fans ! En tous cas on adore la musique à l’image, on est nous mêmes pas mal gamers dans l’âme, donc on aimerait beaucoup trouver des nouvelles opportunités dans le cinéma, les séries, out les jeux vidéo.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer à l’avenir ?
On adorerait faire un feat avec Little Dragon, ou encore avec une jeune chanteuse anglaise hyper talentueuse qui s’appelle Ellie Dixon. Et sinon, on adorerait collaborer avec des artistes comme Myd, Pedro Winter, ou encore faire un feat avec Tame Impala (qui ne tente rien n’a rien!).

Quel conseil donneriez-vous aux groupes émergents qui veulent se faire une place dans l’électro ?
Il ne faut rien lâcher ! Il faut passer beaucoup de temps à faire du son, composer, apprendre à produire, et poster énormément sur les réseaux sociaux des contenus originaux. Et il faut vite trouver des pro pour nous entourer, mais surtout des gens en qui on a confiance pour nous aider.

Où peut-on vous suivre et écouter votre musique ?
Vous pouvez tout retrouver (nos sorties, nos réseaux) sur le lien

Un dernier mot pour vos fans et les lecteurs de notre média ?
Déjà quasi 150.000 streams sur la BO à l’heure où j’écris, alors merci ! Et soutenez nous en nous suivant sur insta, sur Tik Tok, en partageant nos contenus.

Merci, à bientôt sur scène !

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Sebastien Ciron

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