Ministry – Hopiumforthemasses
Ministry frappe fort avec un retour triomphal. Hopiumforthemasses, le dernier opus de Ministry, est une véritable décharge électrique. Alors que le monde se noie dans la monotonie, Al Jourgensen et son équipe nous offrent un album qui résonne comme un coup de marteau sur une enclume en fusion.
Dès les premières notes de “Cult Of Suffering”, on est catapulté dans un vortex industriel. Les riffs thrash-metal fusent comme des balles de mitrailleuse, tandis que les samples politiques sont broyés et réassemblés dans une danse frénétique. C’est comme si Al Jourgensen avait découvert une source d’énergie inépuisable et décidé de la libérer d’un seul coup. Mais attendez, il y a plus ! “Ricky’s Hand” nous plonge dans une nostalgie synth-pop des années 80. Imaginez Depeche Mode en train de faire du headbanging dans une usine désaffectée. C’est à la fois absurde et génial. Et que dire de “TV Song”, qui démarre comme un hymne acoustique avant de se transformer en un ouragan de distorsion ? Ministry nous offre ici des B-sides qui valent leur pesant de plutonium.
Al Jourgensen a invité ses amis politiquement engagés à la fête. Jello Biafra (de Lard, Dead Kennedys) déverse sa colère sur “Aryan Embarrassment”, rappelant au monde que la révolte n’a pas d’âge. Eugene Hutz (de Gogol Bordello) prend les commandes sur “Cult Of Suffering”, un morceau qui groove avec une orgue diabolique. Ces collaborations ajoutent une dimension supplémentaire à l’album.
Hopiumforthemasses est un coup de poing dans la face de la normalité. Ministry nous rappelle que l’indus n’est pas mort, qu’il peut encore brûler comme un acier en fusion. Alors, mettez vos casques, serrez vos ceintures et plongez dans ce tourbillon sonore. C’est le meilleur album de Ministry depuis que nous étions tous jeunes et beaux.
