Révélation incontestable de la scène blues actuelle, Matt Pascale s’impose avec un second album incandescent : Home, sorti sur le mythique label Dixiefrog Records (qui compte dans ses rangs Popa Chubby, Eric Bibb, Jean-Jacques Milteau ou encore Bill Wyman). Une signature qui en dit long sur le talent du guitariste-chanteur.
Nourri aux riffs de Stevie Ray Vaughan, Jimi Hendrix, Mark Knopfler, Derek Trucks ou Duane Allman, Matt Pascale livre un disque à la croisée des chemins : un blues-rock viscéral, gorgé de soul, de funk et de groove, enregistré à Los Angeles par Fabrizio “Fab” Grossi dans son Soul Garage Studio. Le son y est brut, vibrant, authentique.
Autour de lui, The Stomps, un power-trio cosmopolite : Matteo Magnaterra (basse), Rishi Yildiz (claviers) et Elia Squartini (batterie). Deux Italiens, un Turco-hollandais et un Suisse : un casting improbable, mais une alchimie parfaite. Ensemble, ils tissent un album qui parle d’identité, de quête de sens et de liberté dans un monde en perte de repères.
Home, c’est douze morceaux brûlants comme l’asphalte du Sud américain. Des titres qui alternent entre décharges électriques et douceurs soul, entre groove irrésistible et ballades en clair-obscur. Le single “Home”, déjà disponible en clip, résume à lui seul l’essence du projet : une ode au retour aux racines, au besoin d’appartenance, portée par un chant éraillé “plus italien tu meurs” et un jeu de guitare d’une précision diabolique.
La section rythmique est une véritable machine de guerre, une locomotive de groove capable de réveiller les morts. Quant à Pascale, il confirme ce que beaucoup pressentaient : le blues moderne tient peut-être là sa nouvelle figure de proue. À la croisée du Mississippi et des Appennins, il réinvente le genre sans jamais le trahir.
Impossible d’écouter Home sans se surprendre à fredonner ses mélodies, tant chaque morceau sonne comme un futur classique. C’est un disque à la fois puissant et élégant, plein de sueur, de passion et de sincérité.
Sortie le 24 octobre 2025, Home s’impose déjà comme l’un des plus beaux albums du catalogue Dixiefrog et probablement l’album blues-rock de cet automne.
Un coup de tonnerre, oui. Et il porte le nom de Matt Pascale & The Stomps.
