Chaque été, lorsque les soirées d’août commencent à envelopper les vieilles pierres de Huy, un étrange souffle musical traverse la ville. Des voix venues d’ailleurs résonnent dans les cloîtres, les églises, les places et les lieux patrimoniaux. Pendant six jours, le Les Polysons Festival transforme la cité mosane en véritable carrefour des cultures du monde.
Anciennement connu sous le nom de Festival d’Art de Huy, l’événement a adopté en 2024 une nouvelle identité plus en phase avec son ADN musical : Les Polysons. Un nom qui évoque immédiatement le métissage, la diversité des sonorités et cette volonté assumée de faire dialoguer les traditions musicales venues des quatre coins du globe.
Un festival à taille humaine devenu incontournable
Depuis plus de quarante ans, Les Polysons Festival défend une certaine idée de la musique : libre, vivante, enracinée et profondément humaine.
Créé en 1982 comme festival de théâtre avant de devenir progressivement un rendez-vous consacré aux musiques et voix du monde, le festival s’est imposé au fil du temps comme l’un des événements culturels majeurs de Wallonie dans ce domaine.
Mais ici, l’expérience dépasse largement le simple concert. Ce qui fait la singularité des Polysons, ce sont aussi ses lieux.
Fort de Huy, cloîtres anciens, églises gothiques, péniches sur la Meuse ou places publiques : chaque performance semble dialoguer avec l’histoire et l’architecture de la ville. Une dimension presque magique qui donne au festival une atmosphère unique.
Des musiques du monde sans frontières
Le festival revendique une programmation ouverte, audacieuse et profondément métissée.
Au fil des éditions, des artistes venus d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique latine ou d’Asie ont fait vibrer les scènes hutoises. On y croise aussi bien des polyphonies traditionnelles que du folk contemporain, des musiques gnaoua, du flamenco, des créations acoustiques expérimentales ou des projets hybrides impossibles à classer.
Des artistes majeurs comme Amadou & Mariam, Ibrahim Maalouf, Cheb Mami, Habib Koité ou encore Richard Galliano y sont passés au fil des années.
Cette diversité musicale fait toute la richesse du festival : ici, les traditions se rencontrent, se mélangent et inventent de nouveaux territoires sonores.
Une nouvelle énergie depuis la renaissance des Polysons
Depuis son changement de nom et l’arrivée d’une nouvelle équipe artistique, le festival connaît un véritable renouveau.
La programmation se veut plus immersive, plus festive et encore plus tournée vers les rencontres culturelles. Concerts debout, expériences acoustiques intimistes, créations originales, émissions radio en direct et actions culturelles à l’année participent aujourd’hui à faire vivre Les Polysons bien au-delà du simple rendez-vous estival.
Le festival développe également des projets sociaux et pédagogiques, multipliant les rencontres entre artistes et publics locaux dans une démarche profondément humaine et accessible.
Une parenthèse musicale hors du temps
Dans un paysage festivalier parfois dominé par les grandes machines commerciales, Les Polysons Festival cultive au contraire une forme de proximité rare.
Ici, on vient autant pour écouter de la musique que pour vivre une expérience. Se perdre dans les ruelles de Huy, découvrir un concert dans un lieu inattendu, entendre une langue inconnue résonner sous les voûtes d’une église ou danser au bord de la Meuse.
Le festival ne cherche pas à suivre les tendances : il préfère créer des moments suspendus.
Et c’est précisément ce qui fait des Polysons un rendez-vous à part dans le paysage des festivals européens.
Plus d’informations et programmation sur le site officiel des Polysons
