Forte activité depuis la rentrée de septembre pour la Compagnie du Tire-Laine !
Du théâtre, avec deux nouvelles pièces de la Compagnie du Tire-Laine
– La révolutionnaire oubliée et l’incroyable histoire de Lydéric et Phinaert
Des concerts à foison dans la région et le Sud de la France, des bals sur les côtes de l’Atlantique tout l’été, des actions sociales dans les quartiers (une braderie, un méchoui à Lille-Moulins et des ateliers musique pour les enfants), des projets avec Lille3000 (dans le cadre de Fiestas ! : Journée d’étude avec des universitaires sur le thème du multiculturalisme, une nouvelle fanfare, un nouveau bal, et une participation à la grande parade..) et des réunions citoyennes qui replacent la politique au centre de la vie publique en associant élus, activistes et simples électeurs (les Camanettes)…
Depuis 30 années d’existence, la Compagnie du Tire-Laine reste au coeur d’une dynamique culturelle et sociale active et engagée dans un contexte morose et peu enclin à la créativité… Et pourtant, tel le coq français qui ne chante jamais aussi bien que quand il a les pattes dans le cambouis, le directeur du Tire-Laine, Yann Denèque est mis à l’honneur pour son talent de musicien dans deux événements majeurs de la culture métropolitaine :
Le vendredi 25 octobre, le Festival Jazz en Nord (et c’est une première !) offre une carte blanche à Yann Denèque.
Il s’y produira avec 3 formations musicales différentes.
A propos de Yann Deneque, saxophoniste, clarinettiste, compositeur et arrangeur lillois :
En 2001, après sa rencontre avec Arnaud Van Lancker, il intègre la Compagnie du Tire-Laine puis en devient le directeur artistique en 2021.
D’abord formé aux musiques classiques au Conservatoire de Roubaix, il a toujours été en quête de nouvelles textures musicales qui se sont révélées au cours de ses nombreux voyages (NYC, Brésil, Palestine, Ouzbekistan, la Réunion, Egypte, etc… ) qui l’ont amené à collaborer avec des artistes hétéroclites comme Noboya Sugawa, René Lacaille, David Krakauer, Casurina, Flavio Boltro, pour ne citer qu’eux. Avec la Cie du Tire-Laine, il enchaîne les concerts, les créations théâtrales, de cirque, de danse, sans oublier les collaborations discographiques (40 albums, musiques de documentaires, court-métrages, films d’animation…) En 2024, il signe la création musicale du « Banquet des Merveilles » avec Sylvain Groud – CCN / Ballet du Nord.
Yann Deneque est de ses artistes qui ont su développer leur propre son, reconnaissable entre mille et nourri de toutes les couleurs musicales qu’il a rencontrées au cours de sa carrière. Un son clair, puissant, une virtuosité qui ne fait pas débat et dont les compositions et improvisations puisent tout autant dans le free jazz, la musique classique et contemporaine, les influences tziganes, klezmer, arabes, africaines, brésiliennes… Son saxophone se transforme tantôt en bombarde, tantôt en du duk, caresse autant que surprend, et évoque tout autant la lame soufflée de John Coltrane que la larme vocale de Jeff Buckley ou de Björk.
Pour cette carte blanche, l’artiste nous propose trois univers différents, trois esthétiques, trois rencontres qui reflètent une partie de son imaginaire.
* Yahya duo, pour un moment oscillant entre musique classique et improvisation jazz.
* Arnaud Van Lancker Quartet, pour un voyage de plus de 20 ans autour de « nos » musiques du monde.
* The Unchained Quintet, pour des compositions originales entre jazz, machines, rock et world.

Site de Jazz en Nord :
L’autre moment fort à venir en novembre est la participation de Yann Denèque à la nouvelle création du directeur du CCN / Ballet du Nord, Sylvain Groud. Yann signe les compositions musicales de cette création sublime et onirique dont la première sur lieu le 13 novembre 2024 au Colisée de Roubaix.
Le Banquet des Merveilles, une pièce chorégraphique
Comment danser la foi en l’humanité, quand la tragédie nous cerne de tous côtés ? Comment croire encore en l’avenir, quand la misère se fait sentir jusqu’en bas de chez soi ? Le Banquet des merveilles est une plongée au cœur de l’humain, là où se disputent zones d’ombres et fulgurances lumineuses. En donnant à voir ceux qu’on ne voit plus, le spectacle rend visible cette part cachée de nous-mêmes qui ne demande qu’à respirer et rayonner.
Le rideau se lève sur un monde gris, pétri de cendres, habité de formes contorsionnées que piétine la foule indifférente. Un état qui nous fait basculer dans l’innommable. Devant ce chaos, comment retrouver notre empathie, notre sens du partage, notre capacité à nous émerveiller ? Chacun à leur façon, les artistes au plateau démontent ce qui était joué d’avance. Ils s’acharnent à refaire le monde à la sueur de leur geste artistique, donnant à voir et à entendre de nouvelles couleurs et de nouvelles musiques. Danseurs et musiciens font tomber les masques, le quatrième mur aussi. Nous pouvons inventer Le Banquet des merveilles, ensemble.
