Nous remercions Clément et Adrien pour leur disponibilité et leurs réponses à nos questions.
Comment est né Kids Return ?
Apres avoir vu le film « Kids Return » de Takeshi Kitano. Pendant le confinement, on faisait beaucoup de musique tous les deux comme on était confinés ensemble et on regardait beaucoup de films.
Pouvez-vous nous parler de votre rencontre et de la façon dont le projet a évolué ?
On s’est rencontré à 13 ans au collège. On faisait déjà de la musique dans des groupe de rock de collège mais pas dans le même groupe. On est amis depuis 15 ans maintenant.
Votre nom fait référence au film de Takeshi Kitano. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cet univers et en quoi cela influence-t-il votre musique ?
Le film parle d’une histoire d’amitié, avec un regard poétique et une sensibilité qui nous a touché immédiatement.Takeshi Kitano prête beaucoup d’attention au détail et met en avant cette harmonie entre la musique et l’image.
1997 est l’année de votre naissance, mais aussi une période charnière pour la musique avec la French Touch et la Britpop. Comment ces mouvements ont-ils nourri votre identité musicale ?
On a beaucoup écouté en effet les albums de Air comme ceux de Blur, de Verve, de Radiohead.. Le rock anglais c’est vraiment la base de nos références musicales, on est fans des arctic monkeys etc, et la french touch on a naturellement écouté et grandi aussi avec. Chanter en anglais quand t’es français ça vient de là tout simplement.
1997 sort le 4 avril. Avez-vous suivi une ligne directrice particulière dans sa conception ?
Celle d’être le plus libre possible, pouvoir construire puis déconstruire tout ce qu’on faisait pendant la création.
Quels thèmes traversez-vous dans cet album ?
Le thème du temps est assez central dans l’album, le fait qu’il nous conditionne beaucoup. On parle d’amitié, d’amour, de nostalgie, du monde à chaque fois à travers le prisme du temps.
Le son de Kids Return oscille entre mélancolie et énergie solaire. Comment avez-vous travaillé cet équilibre sur 1997 ?
L’esthétique visuelle et les clips jouent un rôle important dans votre projet.
Quelle place accordez-vous à l’image dans votre musique ?
Si on pouvait on ferait un clip par morceau!
Vous avez un attachement fort aux arrangements et aux textures sonores. Quel a été votre processus de création en studio ?
On a beaucoup construit puis déconstruit nos morceaux pendant le processus de création. On est passé du home studio, à une résidence à la montagne aux studios st germains à paris pour pouvoir explorer. Il n’y a pas de règles, certains morceaux ont très peu de piste, d’autres en ont énormément, certains on été fait en 1 an, d’autres en une aprem.
Vous serez en concert à Lille le 29 mars. Que peut-on attendre de cette date ?
Ca sera notre première date en full band de la nouvelle tournée. On a très hâte.
Avez-vous prévu des surprises ou des arrangements différents pour la scène par rapport à l’album ?
Oui, on aime beaucoup surprendre le public en live. Jouer évidement nos morceaux mais parfois rajouter des parties live.
Y a-t-il un souvenir marquant de tournée qui vous a particulièrement touché ?
Notre concert au festival Summersonic à Tokyo c’était fou. Aller au Japon pour la tournée du premier album c’était vraiment un rêve.
Peut-on espérer d’autres collaborations ou des versions alternatives de certains morceaux ?
C’est possible!
Si vous pouviez donner un conseil à un jeune groupe qui se lance aujourd’hui, quel serait-il ?
Etre sincère, faire ce qui lui plaît le plus. Prendre du plaisir à faire de la musique, et chercher le moyen de procurer le plus d’émotion.
Enfin, si vous deviez choisir une chanson de votre discographie pour faire découvrir votre univers à quelqu’un qui ne vous connaît pas, laquelle serait-ce ?
Time To Time !
