1. Dalaïdrama, c’est la rencontre entre pop et noise, entre accessibilité et chaos.
L’accident en tant que tel ne se prépare pas, sinon ce n’est plus un accident. Un terrain propice à l’accident par contre, si. C’est en partie ça qu’on cultive dans notre manière d’être ensemble. On laisse la place aux rires et aux larmes autant qu’aux doutes et aux erreurs. On cherche des limites, on les dépasse parfois, volontairement ou non, et on se demande ce que ça nous fait. Ce n’est pas toujours facile, pas toujours une bonne idée, mais au moins on sait si ça vallait le coup. On préfère essayer un maximum de choses, se planter souvent mais être sûr d’exploiter nos idées au mieux, plutôt que de se contenter du minimum. La sécurité est un vrai problème : elle est « suffisante » et refuse l’expérimentation, qui bien souvent prouve pourtant que l’on peut aller beaucoup plus loin que ce qu’on imagine. C’est dans ce sens qu’on a bossé sur nos deux premiers EPs, et encore plus sur notre album d’ailleurs. Contrairement à nos premières sorties qui ont été auto-produites, on a cette fois travaillé avec Amaury Sauvé au studio Apiary (Laval) qui a été un facteur supplémentaire dans cette recherche d’accidents. Ce n’est pas la première fois qu’on enregistre là-bas, et le terrain était donc déjà bien préparé.10. Après un concert de Dalaïdrama, qu’aimeriez-vous que le public se dise en rentrant chez lui ?
On aimerait qu’il ait envie d’en savoir plus. Autant sur ce qui transpire de notre musique et des textes que sur le monde qui nous entoure et ses représentations. Nous ne sommes pas moralisateurs, nous n’avons aucune leçon à donner. Il appartient à chacun de se positionner. Nous espérons simplement ouvrir des portes, proposer un terrain de jeu, pousser à l’étude et développer une large communauté inclusive qui nous dépasse. Au fond, ce dont nous avons besoin, c’est de rendre ce monde plus soutenable, et nous ne pouvons le faire qu’ensemble.
