Le parking d’une zone commerciale en bordure de ville, une salle des fêtes décorée
de crépons sous ses néons blafards, une boule à facette illuminant une piste de
danse…Autant de lieux qui parleront à quiconque a grandi dans ces agglomérations,
ni grandes, ni petites, ni laides, ni belles, banales et pourtant si mémorables.
Au sujet du clip
Spots colorés, carrelage blanc et rideaux tirés, dans son nouveau clip, Alexandrie
s’offre un karaoké grandeur nature dans une salle des fêtes d’un autre temps. Un
véritable hommage aux slows que l’on ne danse plus et à tous ces moments de
grâce que le temps emporte mais que l’âme refuse d’oublier.
Son premier opus est loin (sans mauvais jeu de mot) et l’artiste rend hommage
aux lieux communs, sans artifices, simples et surtout sincères qui l’entourent, ces
espaces familiers et leurs histoires, aussi honteuses que glorieuses, qui font de leurs
protagonistes les locales et légendaires « Rockstar ». Tout un programme.
Second degré et humilité : voilà donc la recette de ce second EP, des ingrédients
nécessaires et apaisants dans un monde qui semble chaque jour un peu plus fou.
Dans sa quête de résilience, Alexandrie remplace la boîte à rythme par la batterie,
instrument central, et intègre basse et guitare électrique. Toujours aussi pop, ce
nouveau chapitre musical puise autant chez Étienne Daho que Malik Djoudi tout
en portant l’empreinte de Balavoine, son héros de toujours.
