1. Pour celles et ceux qui vont vous découvrir aujourd’hui, comment présenteriez-vous BSTS en une minute chrono ? Qui êtes-vous, d’où venez-vous et surtout, qu’est-ce qui fait votre différence ?
Quatuor de base du rock qui va bien (gtr, basse, batterie, chant) du hainaut-cambrésis. Pour qualifier plus précisément notre style de musique, on a l’habitude de parler de rock progressif ou de rock à tendance métal. Notre différence ? Elle est dans notre nom : on veut porter l’attention sur ce qui ne suit pas les chemins conventionnels. Un nom très inspiré par notre bassiste Johan qui partage les convictions de Sea Shepherd.
2. Vous venez de remporter un tremplin. Qu’est-ce que cette victoire représente pour vous ? Une belle ligne sur le CV, un coup de boost pour le moral ou carrément un tournant dans l’histoire du groupe ?
Pour le groupe c’est très encourageant, d’autant qu’on a été choisis pour nous produire sur un festival de musique populaire. On éprouve de la reconnaissance pour le jury qui a pris le parti de soutenir le création et de faire confiance à un style de niche. C’est une belle opportunité de jouer devant un public nombreux lors de La Kermesse de Cambrai !
3. Si on devait résumer votre univers musical avec trois morceaux pas forcément les vôtres, lesquels choisiriez-vous et pourquoi ?
3 morceaux pour résumer notre univers musical comme philosophique : d’abord, Charlie Big Potatoe : lors de la création de BSTS, on a joué des morceaux de Skunk Anansie et on retrouve une influence de cette chanson dans notre façon de composer. Ensuite, Beds Are Burning de Midnight Oil : pour le message et parce qu’on a pensé à en faire une reprise. Elle nous parle beaucoup tout en étant très populaire auprès du grand public. Enfin, Blackest Eyes de Porcupine Tree : on cite ce groupe dans notre biographie parce qu’on trouve qu’on se situe sur la même branche. Par ailleurs, Laurent notre guitariste est très fan de l’univers de Steven Wilson.
4. Aujourd’hui, où en est BSTS ? Entre nouveaux titres, concerts, clips ou projets un peu fous, qu’est-ce qui attend le public dans les prochains mois ?
On est en pleine phase de création depuis que Damien a rejoint le projet derrière la batterie, et des concerts sont à venir notamment au PACBO à Orchies au profit des Clowns de l’espoir.
5. Sur scène, qu’est-ce que vous cherchez avant tout : faire danser, faire réfléchir, créer une ambiance, raconter une histoire… ou simplement partager un bon moment avec le public ?
Avant tout, on cherche à se faire kiffer. D’ailleurs, notre chanteuse-guitariste Léa parvient toujours à faire kiffer le public par extension. En outre, bien que les paroles soient en anglais, on aime échanger quelques mots et faire réfléchir.
6. Si un festival vous donnait carte blanche pour partager l’affiche avec deux artistes, un vivant et un disparu, qui inviteriez-vous et pourquoi ?
QUEEN : on admire leur créativité et leur capacité à avoir réussi à composer des chansons inattendues. Toujours en vie, AVATAR : d’abord c’est l’un de nos groupes préférés, ensuite parce qu’eux aussi ont un goût certain pour les changements de groove au sein d’un même morceau.
7. On termine avec une question un peu différente : dans un monde où l’on zappe une chanson en dix secondes et où les algorithmes décident souvent de ce qu’on écoute, est-ce que vous pensez qu’il reste encore de la place pour les vraies découvertes musicales… ou est-ce devenu un acte de résistance ?
Pour nous, le monde de la culture en général a de toute façon changé et il faut s’y habituer sans s’y complaire. La surconsommation imposée par les réseaux sociaux nous conduit vers des découvertes plus en live. Les festivals ne désemplissent pas et des initiatives pour la création de petits festivals locaux fleurissent toujours.
