Quinze ans après leurs débuts, Elephanz n’a jamais semblé aussi proche de son point de départ. Et c’est précisément là que réside toute la force de leur retour. En 2026, les frères Verleysen rouvrent le chapitre avec un quatrième album très attendu, Love. Hurt. Repeat., disponible depuis le 3 avril. Un disque qui sonne comme un retour à la maison… après un long détour par le monde.
Une success story à la française… en constante mutation
Depuis Time for a Change (2011), le duo nantais s’est imposé comme une valeur sûre de la pop hexagonale. Entre mélodies accrocheuses et sens aigu du refrain, Elephanz a su toucher un large public, jusqu’à décrocher une nomination aux Victoires de la Musique et signer un tube devenu incontournable avec Maryland, certifié platine.
Mais plutôt que de capitaliser sur cette recette, le groupe a toujours préféré évoluer : un virage plus introspectif avec Elephanz (2017), puis une maturité affirmée sur Rien de personnel (2023). Et aujourd’hui, une forme de boucle est bouclée.
Love. Hurt. Repeat. : le cœur à nu
Ce nouvel album marque un retour aux premières émotions. Celles qu’on écrit guitare en main, sans filtre. Ici, pas de posture : juste des chansons comme des confessions.
À travers dix titres, Elephanz explore le chemin du retour à soi. L’amour, la perte, la répétition des schémas – mais surtout la compréhension de ce que l’on est devenu. Le disque évoque ce moment suspendu où l’on réalise que toutes les réponses étaient là, depuis le début.
L’œil de VOYOU : mémoire vivante du groupe
C’est Voyou, compagnon de route des débuts, qui raconte le mieux cette transformation. Bassiste du groupe à leurs premières heures, il se souvient d’une époque faite de tournées en Kangoo, de répétitions autour d’un vieux piano, et d’une fascination commune pour la pop dans ce qu’elle a de plus universel.
Ce qu’il entend aujourd’hui dans ce nouvel album ? Une continuité évidente… mais transcendée. Les mêmes instruments, les mêmes obsessions mélodiques, mais une voix plus libre, plus incarnée. Là où les premiers morceaux parlaient de rêves, ceux-ci racontent une réalité assumée.
Entre nostalgie et affirmation
Ce qui frappe dans Love. Hurt. Repeat., c’est cette sensation d’urgence. Le disque a été enregistré rapidement, presque à vif, avec une énergie live qui rappelle les débuts. Basses tranchantes, guitares franches, synthés tantôt éthérés, tantôt éclatants : tout concourt à une intensité émotionnelle immédiate.
Des titres comme Mother ou Streets of Rage creusent dans l’intime : le deuil, l’enfance, le besoin de trouver sa place. Mais toujours avec cette lumière au bout du tunnel, signature du groupe.
2026 : l’année du renouveau… et de la scène
Ce retour ne s’arrête pas au studio. Elephanz annonce déjà des dates dès le printemps 2026, avec une promesse : celle de retrouver le public avec cette nouvelle matière brute, sincère, vibrante.
Après avoir fait le tour d’eux-mêmes, les frères Verleysen semblent enfin là où ils devaient être. Et si Love. Hurt. Repeat. était leur album le plus personnel… il pourrait bien devenir aussi le plus universel.
