Dix ans. Dix longues années de silence radio. Et puis soudain, The Lanskies rallument la mèche. Avec Sexy Teacher, premier extrait de leur nouvel album War Machine (à paraître le 17 avril 2026 chez ZRP), le groupe signe un retour aussi frontal qu’électrisant. Pas de demi-mesure : ici, tout est tension, sueur et pulsation.
Porté par une batterie martiale et une rythmique répétitive presque obsessionnelle, Sexy Teacher avance comme une machine lancée à pleine vitesse. Entre l’urgence new wave d’un Psycho Killer période Talking Heads et l’énergie cold-dance de LCD Soundsystem, le morceau installe une nerveuse hypnose taillée pour les corps en mouvement. Impossible de rester immobile : le titre cogne, insiste, et finit par s’imposer.
Au centre de cette déflagration, la voix de Lewis Evans. Électrique, habitée, volontairement brute, elle incarne une énergie adolescente traversée par le désir et l’insolence. Evans ne joue pas un rôle : il brûle à l’intérieur du morceau. Sexy Teacher n’est pas qu’un titre rock, c’est une urgence, un cri du ventre, une pulsion de vie assumée.
La vidéo, réalisée par Jonathan Perrut, prolonge parfaitement cette fièvre. Entre fantasme et réalité surveillée, le clip nous plonge dans une sorte de True Romance contemporaine. Le héros, James Dean de supermarché, avance porté par ses désirs : liberté, anticonformisme, amour brûlant. Tout semble pouvoir exploser à chaque plan. Les caméras de surveillance deviennent témoins d’un embrasement intime, peut-être né sur les bancs de l’école… Le reste appartient à la fiction ou au rock’n’roll.
Inventeurs autoproclamés de la Hot Wave (une étiquette que Tracks sur Arte leur avait collée à la peau), The Lanskies reviennent avec un nouveau line-up et une ambition intacte. Enregistré au Studio de la Chouette et mixé par le redoutable Clive Martin (Queen, The Cure, Les Wampas, Stéréophonics…), War Machine promet 11 titres rock denses et racés, à la croisée du post-punk et de l’indie-pop, quelque part entre Kaiser Chiefs, Oasis et LCD Soundsystem sans jamais perdre leur singularité.
Réputés pour leurs prestations scéniques incandescentes (une cinquantaine de concerts sur l’album précédent, de Rock en Seine à la Chine), The Lanskies reviennent clairement pour en découdre. Et ça se voit déjà : les dates s’enchaînent, l’agenda se remplit, avec notamment un passage très attendu aux Bars en Trans à Rennes le 5 décembre (22h, Penny Lane).
Avec Sexy Teacher, The Lanskies ne signent pas seulement un comeback. Ils rappellent une chose essentielle : le désir et le rock’n’roll n’ont jamais disparu. Ils attendaient juste le bon moment pour revenir tout brûler.
