BERTRAND BELIN :
« Watt, ceux qui sortent des enceintes. Watt, étrange sonorité renvoyant à la fameuse et légitime interrogation de langue anglaise. Watt, personnage qui donne son nom au roman formidable de Samuel Beckett. Watt, Wattoo Wattoo, dessin animé de mon enfance à la musique si belle et inquiétante. Voilà. »
Le timbre de voix résonne comme personne. La scansion de son verbe, son goût pour la structure circulaire. Lesquelles se retrouvent dans Watt, son nouvel album paru en 2025.
Auteur-compositeur, interprète, poète et surtout grand amoureux des mots, le discret mais non moins singulier et reconnu BERTRAND BELIN y manipule toujours une matière malléable, une pop volontairement égarée entre rock et chanson, moirée de jazz et de blues, habitée par une question qui le passionne, au même titre que nous tous, d’ailleurs : la verticalité.
Des airs de Bashung diront les uns, des semblants de Thiéfaine diront d’autres.
NINA UZAN :
Depuis l’adolescence, Nina compose à la guitare et écrit ses premières chansons seule dans sa chambre. Avec le temps, elle se forme au sein d’un duo et découvre le clavier, avant de choisir de créer en solo, avec une idée forte : préserver une liberté totale.
NINA UZAN s’impose comme l’héritière d’une pop racée et élégante, qui doit autant à Étienne Daho et aux audaces de la scène française des années 80 qu’à l’énergie minimaliste et nerveuse des élans new yorkais.
Une pop suave, frénétique qui se danse, soufflant tour à tour le chaud et le froid. Une pop qui raconte les tourments, les élans et les interrogations d’une jeune femme — et peut-être d’une génération — qui pose les questions, mais suggère les itinéraires, souvent escarpés.
