À la découverte de Les Plaisirs Coupables les “guilty pleasures” qui font mouche
Né en 2020, le projet Les Plaisirs Coupables voit le jour presque par hasard, lors d’une cérémonie d’hommage à un ancien guitariste. C’est là que les deux amis Jimmy Vergeynst (ukulélé) et Charles Hennuyez (basse) décident, en guise de boutade, de monter un duo pour revisiter avec humour des chansons qu’on aime en secret.
Leur idée ? Creuser dans la discothèque des “plaisirs coupables” collectifs ou individuels — des morceaux qu’on assume peu, mais qu’on adore et les réinterpréter, souvent avec tendresse, parfois avec dérision. Leurs influences vont de Bowie à Pierre Vassiliu, en passant par K.Maro ou encore l’univers décalé d’Oldelaf.
Ce mélange de nostalgie, d’humour, et de liberté assumée fait toute l’identité du duo : un projet attachant, capable d’aller titiller votre mémoire auditive et vos souvenirs sans complexe.
L’événement qui a chamboulé le parcours du duo survient en 2025 : les deux compères sont annoncés en première partie du concert de Julien Doré, le 8 novembre 2025 à la mythique salle Forest National à Bruxelles.
Ce qui avait commencé comme une plaisanterie un tag sur les réseaux sociaux, une blague lancée au chanteur s’est transformé en opportunité réelle. Le pari fou d’un duo improbable s’est mué en scène prestigieuse. Pour eux, c’est la preuve qu’oser peut porter ses fruits.
Leur performance « a régalé » le public, selon la presse belge, prouvant que les “plaisirs coupables” quand ils sont défendus avec sincérité — peuvent frapper fort.
Leurs reprises empruntent aux répertoires hétéroclites de la chanson française populaire, à la pop, en passant par des titres plus “ringards” ou kitsch. L’idée est de célébrer ce qu’on écoute sans honte, à travers une interprétation souvent minimaliste mais pleine de charme (ukulélé, basse, simplicité).
Le duo évoque un humour doux-amer un pied de nez à l’élitisme musical, une ode à la nostalgie, mais aussi à l’acceptation de ses goûts — même les plus “coupables”.
Ce mélange d’auto-dérision, de respect pour les chansons choisies, et de complicité entre les deux musiciens fait de Les Plaisirs Coupables un projet à la fois drôle, attachant, et — peut-être — thérapeutique pour ceux qui aiment la musique mais n’osent pas toujours l’assumer.
Pour l’instant, le duo semble privilégier le live et la relecture de titres cultes plutôt que la composition originale — ce qui fait partie de leur charme et de leur concept. Mais après le succès de Forest National, on peut imaginer plusieurs scénarios :
Plus de dates live, peut-être un mini-tour ou quelques concerts dans des salles intimes ou festives.
Une possible sortie (sous forme d’un EP ou live session) de certains des titres revisités histoire de laisser une trace.
De nouvelles reprises, ou pourquoi pas des collaborations surprenantes, si l’envie de pousser le délire plus loin les prend.
Dans un monde musical souvent élitiste, où la quête de “coolitude” impose des codes ce genre de projet résonne. Les Plaisirs Coupables rappelle qu’au-delà des tendances, des certifications ou des critiques, la musique reste avant tout une affaire de plaisir, de souvenir, d’émotion.
Leur succès transformer une blague entre amis en prestation à Forest National incarne l’idée que la sincérité et l’humour peuvent avoir autant de poids que la technique ou le marketing. Et ça, ça mérite qu’on les surveille de près.
