Merci à La Cafetera Roja d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
1. Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous nous présenter La Cafetera Roja et son univers musical ?
La Cafetera Roja c’est un groupe de pop/hip hop/rock avec beaucoup d’influences, presque au format d’un collectif, avec 3 chanteurs, guitares, batterie, basse, clavier et violoncelle. C’est le mélange des cultures, plusieurs langues et des styles musicaux qui se mélangent. C’est une identité musicale unique et éclectique qu’on pourrait qualifier de Jam Style.
2. D’où venez-vous et comment vos origines influencent-elles votre musique ?
Nous venons de France, d’Autriche et d’Espagne. Ces origines différentes ont évidemment influencé dans notre manière de composer et de puiser dans des influences très diverses pour notre process de création.
3. Pouvez-vous nous présenter les membres du groupe et le rôle de chacun dans la création musicale ?
Il y a Anton Dirnberger : rappeur, auteur – compositeur et pianiste du groupe. Genis Rodriguez : bassiste, chanteur, et auteur – compositeur. Aurelia Campione : chanteuse, guitariste, autrice-compositrice. Alexandre Peronny : violoncelliste et compositeur. Tom Brevet : Batteur. et Vincent Aubrun : guitariste. Lorsque nous composons cela part souvent d’une idée d’un des musiciens, une idée plus ou moins développée. Ensuite les chanteurs s’inspirent du rythme ou de la mélodie pour écrire le texte, parfois en plusieurs langues, et puis petit à petit nous construisons ensemble, chacun propose ses idées d’arrangements.
4. Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est-ce qui a donné naissance à La Cafetera Roja ?
On s’est rencontré en 2008 à Barcelone via le circuit musical du centre ville et via des amitiés en commun. Une rencontre fortuite qui a fait naître le projet de manière naturelle. D’abord beaucoup de jam sessions, beaucoup de petits bars et clubs du centre. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, sans limites dans la création et c’est ce qui a donné naissance à ce style musical libre, exotique et original.
5. Votre nouveau single La Vita è Bella vient de sortir. Quelle est l’histoire derrière ce morceau et quel message souhaitez-vous transmettre ?
La Vita e Bella c’est l’histoire d’une rupture amoureuse. Celle qui finit bien, celle qui est douce et bienveillante. La chanson est aussi comme une métaphore de la vie en général avec ses changements, ses séparations, ses voyages. C’est l’histoire d’un changement de trajectoire qu’il faut accepter, une caresse après la tourmente.
6. Quelles influences musicales avez-vous puisées pour ce single, et comment mélangez-vous différents styles pour créer votre identité sonore ?
Pour ce titre je crois que c’est clairement l’héritage musical des 60’s qui a nous a bercé. Il y a un sample de clavier aux airs de la pop anglaise de l’époque, une voix féminine douce aux airs de Cocorosie, une basse presque funk. Notre identité sonore se fait avec les langues différentes dans lesquelles nous chantons : pour ce titre Italien, Autrichien et Espagnol. L’auditeur voyage avec nous. Notre méthode pour créer se fait tout simplement de manière naturelle, sans frontières et sans se cantonner à un style en particulier. Le rap, l’electro, la pop ou encore les airs flamenco peuvent cohabiter sans problèmes.
7. En parallèle de ce single, quels projets ou collaborations sont en cours pour le groupe ?
Notre nouvel album sortira en février 2026, album sur lequel apparaissent des collaborations. Nous avons eu la chance de collaborer avec le groupe de folk/soul Malaka et aussi avec Pemi Fortuny chanteur du groupe mythique catalan Lax’N’Busto.
8. Comment préparez-vous vos performances live pour transmettre l’énergie et l’émotion de vos chansons à votre public ?
C’est très ressemblant à la préparation des sportifs, physiquement comme mentalement. On prépare le corps à la performance pour offrir une énergie physique à 200% au public, et on prépare le mental pour être à l’aise, transmettre les émotions des chansons et surtout partager avec le public un moment unique.
9. Avec la scène musicale actuelle très éclectique, où vous situez-vous et comment souhaitez-vous vous distinguer ?
C’est très difficile de répondre à cette question car nous n’avons jamais prétendu de nous situer dans un créneau en particulier de la scène actuelle. Notre style est tellement éclectique que cela peut être un inconvénient ou un avantage. Justement ce qui fait notre distinction c’est qu’il n’y a pas d’autres groupes qui mélange autant les styles, les rythmes, et les langues dans leur musique.
10. Si La Vita è Bella était un personnage de film italien, quel rôle jouerait-il et dans quelle scène marquante du cinéma mondial l’imagineriez-vous ?
Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’ouest.
