Il y a des débuts qui ressemblent à des feux d’artifice : colorés, inattendus, un peu zinzins… et terriblement attachants. Avec “PLL (Position Latérale de Love)”, Les Inséparables Piou Piou débarquent en piaillant fort et juste, comme si l’amour avait décidé de se mettre en mode pop synthétique et de danser pieds nus sur un tapis moelleux.
L’histoire commence comme les meilleures chansons d’amour : par un discours de mariage un peu maladroit, complètement sincère et miraculeusement inspiré.
Louis déclare sa flamme à Solène et lâche cette punchline nuptiale qui vaut tous les couplets du monde :
> « La première fois que je t’ai rencontrée, j’ai été en PLL : Position Latérale de Love. »
Bam. La réalité dépasse la rime. Le moment devient mélodie. Et le duo transforme cet instant intime en ode pop universelle, carburant à la tendresse, à la boîte à rythmes rétro et aux claviers 80s qui sentent bon la nostalgie acidulée.
Entre Philippe Katerine et Richard Gotainer, le morceau joue à saute-mouton entre humour, naïveté assumée et groove sentimental. Une recette qui fait mouche : on sourit, on chante, on s’attache.
Pour le clip, Les Piou Piou ont fait un choix étonnant : confier leur vie à l’IA. Et attention, on est loin du gadget visuel. Ici, l’intelligence artificielle n’est pas décorative elle rêve leur histoire.
Le résultat ? Une poésie pixelisée où :
leurs courses du quotidien deviennent des aventures surréalistes,
leur enfance se mélange à leur présent,
leur première rencontre se rejoue comme une scène fondatrice augmentée,
leur avenir se télescope avec leurs souvenirs.
Le clip ressemble à un album photo qui aurait mangé un générateur d’images sous MDMA, mais il reste profondément humain. On y sent le vrai, le vécu, le vulnérable.
Rien n’est authentique dans les images, pourtant tout sonne juste.
Solène (réalisatrice, plume visuelle) et Louis (ex-Louis Piscine, repéré aux Inouïs du Printemps de Bourges) construisent leur univers comme on tricote une maison du bonheur : à quatre mains, avec des couleurs, des idées, du rire et ce supplément d’âme qu’on ne fabrique pas — on le partage.
Leur credo est simple, presque révolutionnaire : le bonheur se cultive. On le scande, on le chante, on le met en boucle.
Et “PLL”, premier extrait de leur album « Braqueur de bonheur » prévu pour 2026, en est la preuve éclatante : un refrain qui colle à la tête comme un bisou qu’on refuse d’essuyer.
“PLL” est le genre de chanson dont on tombe amoureux sans prévenir.
Le clip, lui, est un manifeste : drôle, tendre, technologique mais profondément humain.
Les Inséparables Piou Piou ne font pas que de la pop feel good
ils braquent le cynisme, et on leur donne volontiers le code du coffre.
