
Saint-Brieuc, 8 juin 2025 – Dimanche soir, la Scène B du festival Art Rock vibre de mille feux au son d’Uzi Freyja, alias Kelly Rose, qui enflamme les lieux de son flow hip‑hop brut, de ses explosions électro-punk et de sa présence scénique magnétique. Souvent comparée à Princess Nokia, Little Simz et Leikeli47, la rappeuse franco‑camerounaise impose son style unique, armée de son album Bhelize Don’t Cry (février 2025), qui marque une révolution artistique.
Un live coup de poing
Dès 22h30, Uzi Freyja investit la scène, débordante d’énergie. Elle délivre un set d’une heure riche en contrastes : passages suaves, envolées criées, beats trap et électro se succèdent avec une osmose organique impressionnante. L’artiste passe avec assurance d’un morceau introspectif sur l’identité à un hymne punk déchaîné, faisant monter la foule à chaque pulsation. Son caractère incandescent irradie la fosse, malgré l’heure avancée.
Un public conquis
Les festivaliers, déja chauffés par Oxmo Puccino, Théodora et Yseult, trouvent en Uzi Freyja une incarnation moderne d’un rap féminin autonome et casse‑tête. Son charisme hors norme captive : « confiante et puissamment affirmée », telle est l’image qu’elle renvoie sur scène. Aux côtés de la révélation du festival, Theodora, SBRBS ou Roszalie, elle se distingue par sa rage communicative, là où d’autres jouent plus la carte de la douceur.
Un moment emblématique d’Art Rock
Art Rock, ancré depuis 1983 à Saint-Brieuc, a l’habitude de marier artistes établis et figures montantes. En 2025, l’affiche est ambitieuse : Franz Ferdinand, Cat Power, Yseult, Oxmo Puccino, Dombrance… et Uzi Freyja, étoile montante du rap hybride, confirment l’esprit éclectique du festival. Le set de ce soir incarne parfaitement cette volonté de mixer énergie brute et discours intime, inscrivant définitivement Kelly Rose dans la lignée des artistes incontournables de la scène alternative française.
































