
Dimanche 8 juin, sur la grande scène de la Place Poulain-Corbion de Saint-Brieuc, Oxmo Puccino a transformé le festival Art Rock en un écrin de mots et de rythmes, prouvant une fois encore qu’il reste l’un des poètes les plus inspirants du rap français.
Devant un public venu nombreux malgré la bruine qui menaçait, le « Black Jacques Brel » a déroulé un set généreux, puisant autant dans ses classiques que dans son dernier album Encre Symphonique, paru au printemps. Entouré de ses musiciens, Oxmo a mêlé groove, spoken word et improvisations intimistes, livrant un concert à la fois feutré et vibrant.
Les titres L’Enfant Seul et Mama Lova ont provoqué les premiers frissons, repris en chœur par une foule intergénérationnelle, avant que Soleil du Nord — hommage aux villes bretonnes — ne fasse chavirer le public briochin. Toujours aussi à l’aise entre deux morceaux, l’artiste a ponctué son set de confidences et de petites digressions poétiques, offrant au festival une respiration hors du temps.
En clôture, Le Cactus de Sibérie a résonné comme une incantation collective, les bras levés vers un ciel soudain étoilé, presque comme un signe. Quand les dernières notes se sont éteintes, Saint-Brieuc avait la tête pleine de vers et le cœur battant au rythme des mots d’Oxmo Puccino.
Encore une fois, Art Rock a tenu sa promesse : surprendre, émouvoir, et rappeler que la poésie peut se vivre, debout, ensemble, au cœur de la ville.




















