
Louvre-Lens, le 20 juin 2025 – Un hommage lumineux à Bowie par Léonie Pernet
Le Louvre-Lens affichait complet ce vendredi 20 juin pour le dernier concert de Léonie Pernet intitulé Ziggy Stardust – Trilogie 72 Concert hommage à David Bowie par Léonie Pernet, une relecture audacieuse du chef‑d’œuvre de David Bowie, Ziggy Stardust, mêlant afro-futurisme, rétro-futurisme et culture queer. Accompagnée par Jean Sylvain Le Gouic (chant, basse et synthé) et Yovan Girard (violon et synthé), elle réinvente les morceaux avec une mise en scène forte. Un pari risqué transformé en triomphe artistique, sous le regard des visiteurs du musée et des fidèles de la scène du Louvre-Lens (en partenariat avec le 9-9bis – Métaphone).
Une mise en scène rétro‑futuriste
Inspirée, Léonie Pernet investit la scène drapée de lumière douce, improvisant une figure de Ziggy Stardust afrofuturiste, percussions et synthés en étendards. À la baguette, son hommage incarne un “équilibre d’exigence, d’audace et d’immédiateté” : elle ose dépoussiérer l’héritage bowien sans le trahir, insufflant à l’album une énergie nouvelle, entre souplesse rythmique et tension narrative.
L’esprit Bowie par Léonie Pernet
Son set s’articule autour de douze titres mythiques de The Rise and Fall of Ziggy Stardust, parmi lesquels :
Ziggy Stardust / Starman / Moonage Daydream / Five Years / Suffragette City… qu’elle réinterprète avec constance et respect, tout en y injectant sa propre patte musicale. Son adaptation remplace les riffs de guitare emblématiques par une base piano voix, synthé, violon, percussions et basse. Le résultat, qualifié de « dense instrumentalement », joue sur des sonorités détonantes, intéressantes et respectueuses de Bowie. En guise de clôture, elle glisse un extrait de son dernier album Poèmes Pulvérisés, Réparer le monde, poème moderne mis en musique, qui fait crier l’authenticité de sa création personnelle.
Public conquis et retour critique

Sur la scène du Louvre‑Lens, tout gravite autour de l’énergie de Pernet. Jouant sur la proximité et l’intensité, elle tisse un dialogue constant avec le public. La performance a été saluée pour sa puissance visuelle et sa richesse musicale. Le silence admiratif qui succède au final salue un moment suspendu, à la fois hommage et création. Le public comme la critique ont souligné l’originalité et la justesse de cette relecture.
Une artiste en mutation permanente
À 36 ans, l’ancienne batteuse percussionniste de conservatoire devenue DJ et compositrice explore désormais sa voix singulière, entre post‑pop, électro et influences africaines, notamment depuis son voyage au Niger, à l’origine de son album Poèmes Pulvérisés sorti début juin 2025. Le concert de Lens marque une étape-clef : un double geste artistique — hommage au passé et affirmation d’un nouveau monde musical.
En conclusion, Léonie Pernet a livré à Lens une performance exigeante, à la hauteur de ses ambitions : un hommage vivant qui résonne personnellement, dans un lieu emblématique où art visuel et art musical se rencontrent. Le public reparti avec le sentiment d’avoir assisté à un événement rare, où l’héritage se réinvente — dans un tempo contemporain, porté par une musicienne au sommet de son art.



























