Formation et membres du groupe :
- Hamada est né à l’automne 2022 de l’union de six musiciens lillois. Pouvez-vous nous parler de la genèse du groupe et de ce qui a motivé votre réunion autour de ce projet ?
Après cinq années à partager l’affiche avec de grands noms de la scène psyché comme Night Beats, The Warlocks, Tess Parks ou Levitation Room au sein des deux projets lillois The Psychotic Sidewinders et The Groundswell Motion, Joanna, Jean, Lou’, Thomas et Arthur s’unissent pour former Hamada, enrichi par Charles à la guitare rythmique.
- Comment décririez-vous la dynamique entre les membres du groupe et comment vos différentes influences se combinent-elles pour créer votre son unique ?
La dynamique du groupe repose sur l’alchimie entre nos six personnalités, chacune apportant sa propre couleur. La création musicale s’articule principalement autour de trois compositeur·ices : Jean, Joanna et Louis.
Jean puise son inspiration dans le rock psychédélique moderne, mais aussi dans la musique folklorique traditionnelle, avec des incursions vers le baroque et le classique, apportant une dimension contrastée à nos morceaux.
Joanna, elle, explore une folk contemporaine, aux textures aérées et aux voix douces, apportant une forme d’intimité à nos compositions.
Louis, de son côté, est profondément ancré dans le rock des années 60 et le rock classique, avec une énergie brute et mélodique qui ancre notre son dans une tradition intemporelle. Ces influences, en apparence disparates, s’entrelacent dans nos compositions pour former un univers singulier.
Influences musicales et style :
- Votre musique est décrite comme une ode à la liberté et au voyage, influencée par les mélodies folkloriques du monde et le rock des années 70. Quelles sont les influences spécifiques qui ont façonné votre son ?
Notre son est un mélange de rock psyché des années 70 et de musiques folkloriques venues d’ailleurs. On s’inspire de groupes comme Allah-Las, Altin Gün, The Brian Jonestown Massacre ou Derya Yildirim & Grup Şimşek. On aime les groupes qui font dialoguer l’ancien et le moderne, le brut et le doux, du psyché garage à la folk cinématographique en passant par les sonorités orientales. Cette diversité crée un terrain de jeu où notre musique peut voyager librement.
Des morceaux comme Gurbet d’Ozdemir Erdoğan, que nous avons traduite et adaptée en français, ou encore les musiques de films d’Ennio Morricone, font aussi partie de notre univers : des sons qui racontent des voyages intérieurs autant que géographiques. Notre musique est également directement influencée par les voyages respectifs de chacun·e,
- Le chant aérien de Joanna et la voix profonde de Jean apportent une dimension particulière à vos morceaux. Comment travaillez-vous les harmonies vocales au sein du groupe ?
Entre Joanna, Jean et Louis, Hamada dispose d’une large palette vocale pour le chant et les harmonies. Ils s’expriment au travers de textes universels, en français, anglais, espagnol, khmer et turc brisant autant les frontières que le fait la musique.
Projets et actualités :
- Vous avez sorti votre premier EP il y a un peu plus d’un an. Quel accueil a-t-il reçu et en quoi cette expérience a-t-elle influencé vos projets futurs ?
En février 2024, est sorti notre premier EP autoproduit, « Percepción », enregistré au studio du Grand Mix, à Tourcoing. Il est l’aboutissement d’une année riche en concerts, notamment sur les scènes lilloises et parisiennes, et représente bien le socle créatif aux multi-influences à l’origine d’Hamada. L’EP a fait l’objet d’une sortie en édition limitée au format K7 sous le Label Harry Records (NL), et d’une série de merch (t-shirt, affiches) sérigraphiée par nos soins en collaboration avec Atelier Primo. Nous avons vendu beaucoup de merch et les retours sur notre univers visuel ont été nombreux, nous avons hâte de continuer le développement de la suite et vous montrer ce que nous préparons !
J’ai rencontré (Jean) par hasard le label indépendant LA SOUTERRAINE à Paris en 2024 lors de la foire des labels indépendants au Point Éphémère. Deux mois plus tard, notre morceau “GURBET”, issu du premier EP était édité chez eux. Renommé “TON SILENCE”, ce single est sorti dans des complications de LA SOUTERRAINE, notamment « DES CADENCES » et la compilation vinyle « OUF » qui sortira courant 2025. La compilation est mentionnée dans Télérama et France Inter et le single est diffusé sur FIP, ce qui nous a valu la rencontre avec Baptiste de VLAD Booking (Rouen) qui vient de nous ajouter à son catalogue.
Depuis la sortie de cet EP, nous nous sommes produits un peu partout en France et dans les pays frontaliers. Nous avons eu l’opportunité de performer sur des scènes emblématiques telles que la Boule Noire et le Hasard Ludique à Paris, les 4 écluses, la Bulle Café ou la Malterie dans les Hauts-de-France, le Magneto et l’Astrodome dans le Sud-Ouest, Le Beat Club à Amsterdam, ou encore le Milla Club à Munich. À la suite d’une quarantaine de concerts en 2024 et les auditions des INOUÏS du Printemps de Bourges à l’Aéronefs le 15 janvier dernier, HAMADA poursuit les concerts dans plusieurs festivals d’été en France (notamment le Main Square, En Nord Beat, Les Métaphonies, Nounoune Festival…) en vue de préparer la tournée de promotion de l’album au printemps 2026 en France et à l’étranger.
- Votre participation au Main Square Festival sur la scène du Bastion le 4 juillet prochain est très attendue. Comment vous préparez-vous pour cet événement majeur ?
Nous avons pris 3 jours de résidence dans la campagne de Berck début juin entre deux festivals pour se préparer à cette date clef. Nous sommes fin prêt·es à ouvrir ce grand festival ! Venez nous voir à 16h, le soleil se trouve dans notre musique <3
Expérience scénique et performances :
- Votre musique invite au voyage et à l’introspection. Comment transposez-vous cette atmosphère lors de vos performances live pour captiver le public ?
Sur scène, on pense nos concerts comme un véritable voyage. Chaque set est construit comme un parcours, avec ses étapes, ses paysages sonores, ses émotions qui évoluent, de la joie à la mélancolie, de l’euphorie au calme. On aime faire défiler les ambiances comme autant de pays traversés, sans rupture. Les morceaux s’enchaînent avec des transitions fluides, presque cinématographiques, pour que le public ne décroche jamais et reste embarqué avec nous du début à la fin.
- Avez-vous des anecdotes mémorables de concerts passés que vous aimeriez partager avec nous ?
Questions originales :
- Si Hamada devait créer la bande-son d’un film imaginaire, quel en serait le synopsis et quel rôle votre musique y jouerait-elle ?
Une mallette en cuir jeté à la mer Méditerranée. On suit son périple à travers les flots et à chaque fois qu’elle s’échoue sur une plage quelqu’un la ramasse et y dépose un souvenir de son pays puis la remet à la mer. La musique accompagne l’ambiance de chaque pays
- Si vous pouviez collaborer avec un artiste ou un groupe, vivant ou décédé, qui choisiriez-vous et pourquoi ?
Polnareff, pour les multiples facettes musicales qu’il nous offre. Tant bien en musique de film (la folie des grandeurs) en rock, en psyche, en chanson d’amour, en poème
