Mathilde en concert à Angres : la voix engagée de la chanson française
Le 27 février, Angres accueillera une artiste à part dans le paysage musical français : Mathilde. À l’occasion de la sortie de son nouvel album La nuit · Le jour, la chanteuse poursuit sa route singulière entre chanson populaire, pop sensible et engagement assumé.
Enfant, elle lançait avec aplomb : « Je chanterai mieux que la Callas ! »
Si l’opéra n’a finalement pas été son destin, la musique, elle, ne l’a jamais quittée.
Autrice, compositrice, interprète, Mathilde façonne tout : ses arrangements, son image, ses mots. Une artiste complète, hypersensible et déterminée, qui trace depuis plusieurs années un chemin profondément personnel dans la chanson française.
Le grand public découvre l’étendue de son talent en 2015 lors de The Voice (saison 4). Elle y impose immédiatement sa signature vocale et émotionnelle en revisitant Barbara, Aznavour ou Rihanna avec la même intensité. Une polyvalence nourrie par un parcours musical éclectique : chant lyrique, gospel, pop et chanson française cohabitent dans son ADN artistique.
« J’veux plus mentir » : le cri du cœur
Avec le clip « J’veux plus mentir », Mathilde donne le ton de cette nouvelle ère.
Un titre frontal, sincère, presque cathartique, porté par une interprétation habitée et des montées vocales saisissantes. La chanson agit comme une déclaration d’indépendance émotionnelle : refuser les faux-semblants, oser dire, oser être.
On y retrouve ce qui fait la force de Mathilde : une fragilité assumée transformée en puissance expressive. Le clip accompagne ce message avec sobriété et intensité, laissant toute la place à la voix et au texte.
Sept ans après Je les aime tous, Mathilde revient avec un second album profondément incarné.
La nuit · Le jour explore les nuances de l’amour et les combats contemporains avec une écriture sensible et engagée.
Elle y chante :
l’amour dans toutes ses contradictions
la dépendance sentimentale (La nuit, le jour)
la peur de l’engagement (Ni oui ni non)
la fin des illusions (Mon cœur)
la fatigue amoureuse (J’en ai marre de t’aimer)
Mais l’album dépasse la sphère intime pour porter une parole militante. Féministe, engagée, résolument tournée vers les invisibles et les oubliés, Mathilde inscrit sa musique dans son époque :
Libre, Il était une fille, Le corps des femmes composent un triptyque puissant autour de la condition féminine.
Mathilde chante avec le cœur à gauche et l’âme écolo, héritière des grandes voix populaires qui ont fait de la chanson un espace de parole et de résistance.
Sur scène, ses chansons prennent une dimension supplémentaire : intensité, proximité, émotion brute. Le concert du 27 février à Angres s’annonce comme un moment fort, entre confession musicale et communion avec le public.
Mathilde ne chante pas seulement : elle raconte, elle questionne, elle rassemble.
Et c’est précisément ce qui rend ce rendez-vous incontournable.
