Passer au contenu
  mercredi 1 juillet 2026
Tendances
18 juin 2024Paul McCartney & Wings « One Hand Clapping »18 mai 2026Dinant Jazz Festival, le rendez-vous jazz24 juin 2025Ontours : Voyagez autrement, vivez la culture intensément14 novembre 2025Chambord Live 202612 novembre 2024The Great Gatsby au Théâtre Sébastopol de Lille8 mai 2024Les Nuits Secrètes 202430 avril 2025Idée Noire, BLURRED LIGHTS BROKEN NIGHTS3 mai 2026Les Tentaculaires, Festival des arts de la rue
onfaitquoicesoir.com
  • Agenda
  • Photos
    • Reportages
  • Actualités
    • Festival
  • Chroniques
    • Albums
    • Interviews
    • Découverte
    • Souvenirs
  • Salles Culturelles
  • Contact
    • Concours
onfaitquoicesoir.com
onfaitquoicesoir.com
  • Agenda
  • Actualités
  • Festival
  • Photos
    • Reportages
  • Chroniques
    • Découverte
    • Interviews
    • Albums
    • Souvenirs
  • Salles Culturelles
  • Contact
    • Concours
onfaitquoicesoir.com
  Découverte  Manofresca, And Then, Soliloqui
Découverte

Manofresca, And Then, Soliloqui

Sebastien CironSebastien Ciron—1 juillet 2026
FacebookX TwitterPinterestLinkedInTumblrRedditVKWhatsAppEmail

Manofresca, Soliloqui : le piano comme refuge et acte de vérité

Il y a des albums qui cherchent à impressionner. Soliloqui, lui, cherche autre chose : dire vrai.

Après avoir longtemps composé dans l’ombre musicien de studio, artisan de musiques de films, architecte discret des émotions des autres — Manofresca s’était dévoilé une première fois en 2024 avec And Then. Un disque porté par plusieurs voix (Ala.ni, Piers Faccini, Victor Solf, Nadeah) et traversé par une même question : comment continuer à avancer dans un monde qui semble avoir perdu ses repères ?

Deux ans plus tard, il revient avec un geste radicalement différent.

Sur Soliloqui, plus de chanteurs, plus d’arrangements, plus de filtre. Seulement un homme, un piano Steinway, un studio un après-midi d’hiver à Meudon, et une règle : une prise unique, sans retouche.

Le résultat est saisissant.

Là où beaucoup d’albums solo cherchent la perfection, Manofresca choisit la présence. Les morceaux perdent même leurs titres pour devenir des instants captés dans le temps — des heures d’enregistrement plus que des compositions figées. Comme si l’on prenait place à côté de lui, au clavier.

L’ouverture avec « Neige » (Soliloquio I) donne immédiatement le ton : une ballade suspendue, dédiée à son épouse, où l’on croit entendre une élégance française héritée de Debussy avant que le morceau ne glisse vers des couleurs plus méditerranéennes, jusqu’à des harmonies aux contours balkaniques.

Puis vient « Something Changed » (Soliloquio II), où le toucher se fait plus retenu, presque fragile. On pense autant aux respirations jazz de Brad Mehldau qu’aux accords flottants et mélancoliques de Radiohead.

Mais c’est peut-être dans les pièces plus amples que l’on mesure toute la singularité du projet. « Three for Two » (Soliloquio V) déploie une architecture presque classique : une montée progressive, des tensions harmoniques maîtrisées, un souffle qui évoque Beethoven sans jamais tomber dans la citation.

Tout au long de l’album, Manofresca joue avec l’instabilité. Les accords semblent parfois chercher leur équilibre avant de s’ouvrir vers des improvisations lumineuses. Sur « Nothing of Ours » (Soliloquio VII) écrit avec Piers Faccini  surgit même une forme de cinéma intérieur : quelque part entre la tension dramatique d’une bande originale et le lyrisme orchestral qui rappelle ses premières influences.

Ce qui frappe surtout dans Soliloqui, c’est son absence totale d’esbroufe.

On comprend alors que le projet est moins une relecture de And Then. qu’un retour à l’origine du geste musical. Une manière de retirer les couches pour retrouver le premier battement : celui de quelqu’un qui s’assoit devant un piano et joue ce qu’il a à dire.

Inspiré par des figures de pensée comme Noam Chomsky, Jane Goodall ou Yánis Varoufákis, nourri autant par le classique que par le jazz et la pop moderne, Manofresca signe ici un disque rare : un album instrumental qui ne raconte rien précisément… et dans lequel chacun peut pourtant entendre quelque chose de lui-même.

Un piano. Une prise. Et beaucoup plus que du silence entre les notes.

Actualité CulturelleAgenda CulturelArtisteConcertCultureFestivalHauts-de-FranceLilleLiveMusiqueOFQCSScène MusicaleSortie CulturelleSpectacle
FacebookX TwitterPinterestLinkedInTumblrRedditVKWhatsAppEmail

Sebastien Ciron

L’interview de M.A.O. Cormontreuil
Articles Similaires
  • Articles Similaires
  • Du même auteur
LUNERIS
Découverte

LUNERIS, une anomalie précieuse

16 juin 2026
Maphra
Découverte

Maphra : la nouvelle sensation metal

27 mai 2026
FIFA Sound
Découverte

« Goals » : FIFA Sound transforme la Coupe du Monde 2026 en hymne pop global

27 mai 2026
Lire aussi
M.A.O. Cormontreuil
Interviews

L’interview de M.A.O. Cormontreuil

30 juin 2026
CORDE
Chroniques

CORDE, Saint-Amour

29 juin 2026
Allah-Las
Photos

Allah-Las et World Brain à l’Aéronef de Lille

29 juin 2026
Reportages

Editors La Condition Publique

28 juin 2026
Julien Rossier
Actualités

Julien Rossier est Coluche

27 juin 2026
La Bonne Aventure
Photos

La Bonne Aventure, Samedi 2026 à Malo

26 juin 2026
Voir plus

    # TENDANCES

    MusiqueConcertCultureSpectacleArtisteFestivalOFQCSLiveSortie CulturelleAgenda CulturelPhotosThéâtreHumourScène FrançaiseÉvénementHauts-de-FranceOn Fait Quoi Ce SoirPhotographeSortieReportage photos
    © 2024 Tous droits réservés - Site réalisé par Web-Communication
    • Contact
    • A propos
    • Concours
    • Mentions légales