Merci à Pierre du groupe 47ter d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Après plusieurs années loin des albums, vous revenez avec un projet qui semble faire le bilan de ce passage entre l’adolescence et la vie adulte. Qu’est-ce qui a le plus changé chez Pierre Paul, Blaise et Lopes depuis L’Adresse, et qu’aviez-vous besoin de raconter aujourd’hui ?
On a les mêmes préoccupations qu’avant, la peur de l’avenir et la nostalgie de l’adolescence mais avec une nouvelle saveur qui est l’approche de la trentaine, où tout devient plus sérieux, où tout le monde travaille, où la vie nous confronte plus à la maladie et à la perte de nos proches. Alors au début on voulait s’en éloigner et faire des sons comme au début, plus légers, et finalement ça sonnait faux alors on a décidé de raconter ce qui s’était vraiment passé ces dernières années.
Je pense qu’il n’y aura jamais de vraie réponse et que l’important, c’est de perpétuellement se poser des questions pour évoluer.
Vous avez commencé à faire parler de vous sur Internet avec vos reprises décalées, avant de conquérir le public avec votre propre univers. Si vous regardez le chemin parcouru depuis ces premières vidéos, qu’est-ce qui vous surprend le plus dans votre évolution ?Là on vient de commencer la tournée des salles, ça faisait trois ans qu’on ne faisait que des festivals, et là, de voir des gens chanter encore vos chansons de votre dernier album ça nous fait vraiment quelque chose !
Non, on ne calcule absolument rien ! Et c’est parfois un problème : on fait absolument tout ce qu’on aime sans se mettre de barrière. J’aime chanter, parfois rapper, mais moins sur le dernier album par exemple. Mais ça me reprend pour de prochaines chansons. Sur scène on retrouve encore plus de mélange, du rock, des solos et tout ce qu’on aime finalement.
Ce qui est exceptionnel avec « Côte Ouest », c’est qu’on peut aller jouer n’importe où, tout le monde connaîtra cette chanson et ça c’est une chance folle ! Mais, le vrai bonheur, c’est de voir que les gens connaissent aussi les nouvelles, et même s’ils ne les connaissent pas, on leur fait découvrir et ça devient un moment de partage exceptionnel.
On grandit tous les trois différemment, les envies, les besoins et les ambitions changent mais ce qui nous relie, c’est toujours cet amour du groupe, on a toujours les mêmes amis depuis petit, on évolue tous ensemble et c’est ça qui est beau !
Un jour, Blaise avant de monter sur scène il se cogne la tête dans les escaliers, il a blackout les trois premiers morceaux, c’était très drôle !
