
Derrière les masques et l’exubérance du carnaval surgissent les corps, les mémoires et les histoires : Thomas Lebrun signe une pièce d’une beauté saisissante, entre fête, mélancolie et irrépressible désir de liberté.
Vaval est le roi du carnaval. Derrière lui apparaissent trois figures, trois interprètes, trois territoires : Gladys Demba et la Pleureuse de Guyane, Jean-Hugues Miredin et le Diable rouge de Martinique, Mickaël Top et le fwèt, ce fouet qui claque dans les rues de Guadeloupe. Trois soli où les personnages du carnaval laissent peu à peu apparaître celles et ceux qui se cachent derrière eux.
Portés par les mots puissants et poétiques de l’autrice guyanaise Emmelyne Octavie, les corps racontent les racines, les départs et les retours, la mémoire de l’esclavage et du passé colonial, mais aussi la fierté, la résistance et la joie. Sous les lumières mouvantes des néons, la danse passe de l’intime à l’exubérance, de la douceur à la transe. Car derrière la fête affleurent les blessures de l’Histoire ; derrière le masque, les visages. Et toujours cette formidable puissance du carnaval : pleurer, rire, danser et, envers et contre tout, célébrer la vie.
« Derrière chaque personnage de carnaval, un être humain, une histoire. » Thomas Lebrun
