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4 211 km, c’est la distance entre Paris et Téhéran. C’est aussi celle parcourue par Mina et Fereydoun, venus d’Iran pour se réfugier en France après une révolution qu’on leur a volée. Yalda, leur fille née à Paris, nous raconte leur vie exilée, leur combat pour la liberté et l’amour d’un pays qu’ils n’ont jamais vraiment quitté.
« Quand nous sommes partis, nous pensions que c’était pour 6 mois. Ça fait 35 ans. »
Cette phrase prononcée par le père d’Aïla Navidi résonne encore aujourd’hui, incarnant avec authenticité l’histoire de 4211 km.
À travers cette autofiction à la structure cinématographique, Aïla Navidi met en lumière le destin de sa propre famille, déracinée et dans l’attente perpétuelle d’un retour. Yalda navigue entre deux mondes : celui de ses parents exilés et la société française où elle cherche sa place. Une quête d’identité marquée par la culpabilité, le besoin d’être exemplaire et le sentiment de n’être chez soi nulle part.
La pièce défie la notion d’espace-temps : le spectateur voyage d’un lieu à l’autre, d’une époque à l’autre en un clin d’œil. Un bijou théâtral tout en poésie et en humour, qui met des mots sur un combat mené depuis plus de 45 ans, dans une société où selon chacun, il faudrait choisir d’être pleinement Français ou Iranien.
Doublement primée aux Molières, portée par six comédiens remarquables, 4 211 km mène une réflexion nécessaire sur l’héritage que nous laissons aux générations futures.
