
Gwendoline – C’est à moi ça
Au cœur du Finistère, là où les vents fouettent les côtes granitiques et où les légendes s’entremêlent avec la brume matinale, un duo brestois nommé Gwendoline fait résonner l’âme bretonne dans un album aux accents ironiques et désabusés. “C’est à moi ça”, leur deuxième opus, est une ode sarcastique à une génération perdue mais festoyante, une tape amicale sur l’épaule d’une jeunesse qui danse encore malgré les tempêtes.
Pierre Barrett et Mickaël Olivette, les deux compères de Gwendoline, ont troqué les rires faciles des bars rennais pour les ruelles embrumées de Brest, où les loyers sont doux et les cœurs parfois plus tendres qu’on ne le croit. Dans cet album, ils nous invitent à une fête étrange, où l’on rit jaune sous les néons blafards, où l’on trinque à l’ironie d’une vie qui ne tient qu’à un fil.
Les textes, ciselés comme des sculptures de la Pointe du Raz, dépeignent avec une précision chirurgicale les travers d’une société où les boulots abrutissants côtoient les soirées arrosées et les amours éphémères. La musique, quant à elle, est une tempête synthétique qui emporte tout sur son passage, un punk froid comme une vague de l’Atlantique en plein hiver.
“C’est à moi ça” n’est pas seulement un album, c’est un cri du cœur, un éclat de rire dans le silence, un phare dans la nuit pour tous ceux qui cherchent encore leur chemin. Gwendoline, avec cet album, prouve que même dans le Finistère, loin de la start-up nation, on peut créer, on peut rêver, et surtout, on peut toujours faire la fête.
