
The Black Keys – Ohio Players
The Black Keys reviennent avec leur 12ème album, “Ohio Players”, un projet qui semble être une mosaïque de styles, de qualité et d’intentions. Cet album est comme un mélange hétéroclite, oscillant entre l’âme soul et la mélancolie magnétique, mais avec moins de magie que leurs œuvres précédentes.
Le duo d’Akron, Ohio, connu pour son approche grunge et viscérale du garage et de la soul des années 60, semble avoir atteint un carrefour. Avec des collaborations de poids comme Beck et Noel Gallagher, “Ohio Players” sert un son familier, mais sa puissance semble s’essouffler. Des morceaux comme “Beautiful People (Stay High)”, co-écrit avec Beck, montrent que le groupe n’a pas perdu son âme, il souffre d’une répétitivité qui dilue le charme caractéristique du groupe.
L’album est une tentative d’explorer de nouveaux territoires tout en gardant un œil sur leur statut établi, avec des chansons accrocheuses mais parfois simplistes. Une certaine légèreté dans les morceaux plus ensoleillés et Beatlesques, qui peuvent sembler quelque peu futiles sont imbriquées. Cependant, l’expérimentation élégante, comme la fusion adroite du blues jangly avec le hip-hop langoureux sur “Paper Crown”, est saluée comme un point fort de l’album.
En somme, “Ohio Players” est un album qui ne manque pas de moments brillants, mais qui pourrait laisser certains fans de longue date des Black Keys sur leur faim. Il représente un virage dans la discographie du groupe, où l’identité musicale autrefois si distinctive semble s’estomper au profit d’une diversité qui ne convainc pas totalement. Malgré cela, l’album reste une pièce intéressante qui mérite d’être explorée pour ses tentatives d’innovation et ses collaborations impressionnantes.
