
Un Tartuffe fourbissime, une famille sous emprise et une troupe lancée dans la bataille : une comédie noire et jubilatoire, portée par toute la force d’un théâtre furieusement populaire !
Tartuffe est entré dans la maison d’Orgon et, sous les dehors de la dévotion, a peu à peu pris possession des lieux et des esprits. Aveuglé, Orgon est prêt à tout lui céder : sa fortune, l’héritage de son fils, la main de sa fille… quitte à ne pas voir l’imposteur rôder autour de sa propre épouse. Toute la famille s’agite alors pour faire tomber le masque. Jusqu’où ira l’emprise de Tartuffe ?
Au plus près des spectateurs, les comédiennes et comédiens font exulter le jeu. Costumes d’époque et alexandrins sont bien là, mais rien de figé : les corps s’engagent, le rire fuse et la farce laisse affleurer quelque chose de plus sombre. Sans actualiser artificiellement Molière, Léo Cohen-Paperman révèle toute la force d’une pièce qui nous parle encore de manipulation, d’aveuglement et de pouvoir.
Ce Tartuffe rend le grand classique à ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une formidable fête de théâtre populaire !
« Je vais par des douceurs, puisque j’y suis réduite, Faire poser le masque à cette âme hypocrite. » Elmire — Molière, Le Tartuffe, acte IV, scène 4
