
À la recherche de Clindor, son fils disparu depuis dix ans, Pridamant s’en remet au magicien Alcandre. Dans l’obscurité de sa grotte, les souvenirs prennent vie : aventures, amours, combats, rebondissements… On suit le destin de Clindor jusqu’à ce que soit révélé son plus grand secret.
Avec L’Illusion comique, Corneille compose une œuvre inclassable, « un étrange monstre », où se mêlent merveilleux, comédie et tragédie. Pour sa première création, le Groupe Badinger s’empare de ce texte avec une liberté réjouissante. Dans un esprit baroque, les six comédiennes et comédiens jouent avec les illusions, brouillent les frontières entre fiction et réalité et donnent un nouveau souffle à l’alexandrin pour retrouver la joie du théâtre.
« Ce mage, qui d’un mot renverse la nature,
N’a choisi pour palais que cette grotte obscure.
La nuit qu’il entretient sur cet affreux séjour,
N’ouvrant son voile épais qu’aux rayons d’un faux jour,
De leur éclat douteux n’admet en ces lieux sombres
Que ce qu’en peut souffrir le commerce des ombres. »
Pierre Corneille, L’Illusion comique Acte I, scène 1
« Corneille qualifiait lui-même sa pièce « d’étrange monstre » ; c’est précisément ce monstre qui nous a attiré. (…) C’est un théâtre qui assume la magie, les trucages et le plaisir de croire aux illusions pour mieux en sentir les émotions. »
Fabien Rasplus, metteur en scène
