
Écrit et interprété par Nicolas Devort, ce seul-en-scène poignant s’inscrit dans la lignée de ses précédents succès, tels que Dans la peau de Cyrano et La Valse d’Icare, accueillis au Colisée en 2016 et 2021.
À chaque création, le public salue la performance saisissante de l’auteur-comédien, sa capacité à donner vie à des personnages attachants et profonds, loin des stéréotypes. Il est ici question d’emprise, cette mécanique insidieuse qui fait perdre ses repères, la confiance en soi et parfois même la capacité de s’exprimer, au risque de voir voler en éclats le cocon familial.
Lisa rencontre son premier petit ami Léo au lycée, au moment même où sa mère, Cathy, s’éprend d’Édouard, un homme d’abord charmant, qui se révèle bientôt toxique et violent. Ce bouleversement redessine la relation fusionnelle entre la mère et la fille, et confronte Lisa à des choix d’adulte prématurés. Lisa et Léo s’interrogent, ne se sentent pas entendus ou compris. Même au lycée, ils se heurtent à l’intolérance et à la bêtise.
Sans accessoires, dans une mise en scène épurée, Nicolas Devort incarne avec virtuosité une galerie d’une dizaine de personnages — Lisa, sa mère, son ami Léo, Édouard… Il explore les tourments d’une adolescente de 15 ans, solitaire et préoccupée par l’avenir, le monde et sa mère, faisant vibrer avec justesse la complexité des liens humains.
Le récit mêle humour, sensibilité et gravité autour de thèmes forts tels que les violences conjugales, l’adolescence et les relations mère-fille. Une performance solo captivante, porteuse d’un message puissant contre la violence, qui résonne particulièrement auprès des adolescents.
