Lyre Le Temps met le cap sur la Nouvelle-Orléans et annonce son sixième album, New Orleans Club, attendu pour avril 2026. En guise d’ouverture, le groupe dégaine “When I Get Low”, un premier extrait gorgé d’âme, d’humour, et de swing, hommage direct à Ella Fitzgerald. Pour l’occasion, le quatuor s’est offert une collaboration d’envergure avec le tromboniste-chanteur Glen David Andrews, figure flamboyante de la scène nolaise.
Le morceau résume la démarche de Lyre Le Temps : un pont tendu entre l’électro-swing européen façonné sur les scènes françaises et l’énergie brute du jazz de rue made in Louisiana. Un choc de cultures, oui, mais surtout une rencontre naturelle, vivante, presque instinctive. “When I Get Low” respire la convivialité des clubs de Tremé, l’ardeur des brass bands, et cette joie résiliente qui fait vibrer la ville autant que le public du groupe.
Pour New Orleans Club, Lyre Le Temps n’a pas fait de tourisme sonore : il a plongé tête la première dans la matrice.
Des ruelles brûlantes où circulent les fanfares, aux clubs en effervescence où le jazz se crée en continu, jusqu’aux studios où se croisent jeunes prodiges et légendes locales, le groupe a capté la vitalité d’une ville qui respire au rythme des cuivres.
Un documentaire viendra témoigner de cette immersion totale. Caméra à l’épaule, on y suit le groupe dans le feu de l’action : répétitions improvisées, rencontres inopinées, nuits musicales sans fin… Le film raconte moins la fabrication d’un album que l’expérience humaine derrière chaque note. La Nouvelle-Orléans y apparaît telle qu’elle est : brute, chaleureuse, imprévisible, chargée d’histoire et de créativité.
À travers New Orleans Club, Lyre Le Temps porte une conviction claire :
la musique est un langage universel, un moteur de lien social, et l’une des plus belles façons de rassembler.
Originaire de Strasbourg, la formation s’est imposée dès 2009 avec un univers hybride et visuel, mêlant l’énergie du hip-hop, la puissance de l’électro et la liberté du jazz/swing. Leur son évoque les Années Folles et leurs clubs enfumés, mais revisités à la sauce contemporaine : beats électroniques, scratches, flows syncopés, cuivres incandescents. Le groupe incarne une fête intergénérationnelle, pensée pour reconnecter les publics autour du groove, du partage et de la danse. Sur scène, c’est une déferlante : performance, improvisation et communion totale.
Et “When I Get Low” vient confirmer que le quatuor s’apprête à franchir un nouveau palier.
Chronique du single – “When I Get Low”
Avec “When I Get Low”, Lyre Le Temps signe une entrée en matière élégante et irrésistiblement vivante. Le morceau démarre comme un clin d’œil à Ella Fitzgerald, mais déploie très vite sa propre identité : un swing souple, une pulsation électro discrète mais efficace, et cette voix chaude, puissante, jubilatoire de Glen David Andrews, qui soulève à elle seule tout un club de la Nouvelle-Orléans.
La magie du morceau réside dans son équilibre :
— le charme vintage d’un standard réinventé,
— la modernité des productions électroniques,
— l’énergie contagieuse d’un brass band en pleine rue.
Le beat avance avec nonchalance, presque en sourire, tandis que les cuivres s’envolent en éclats chaleureux. Le refrain est une invitation à lever son verre, à se laisser porter, à rire du sort même quand le moral flanche. Une philosophie profondément nolaise : transformer la peine en fête, et la fête en catharsis collective.
Lyre Le Temps parvient ici à capter la légèreté d’un jazz de club, tout en y injectant son ADN : un groove précis, une envie de faire danser, et ce sens du spectacle qui a fait sa renommée. Andrews, lui, apporte une dose de vérité brute une voix éraillée par la vie, mais gorgée de soul et de générosité.
